🎼 Google Stadia: le gaming en streaming

Google prĂ©sentait en dĂ©but de semaine son nouveau systĂšme de gaming, nom de code Stadia. J’avoue ne pas avoir suivi l’annonce en direct, peu intĂ©ressĂ© par le sujet, mais avoir Ă©tĂ© attirĂ© par les retours qui en ont Ă©tĂ© faits par la presse. Et pour cause, pouvoir jouer Ă  des jeux trĂšs gourmands en ressource directement depuis son navigateur, sans chargement et sans matĂ©riel prĂ©-requis est une rĂ©elle prouesse 🙀 annonçant l’avenir du gaming en gĂ©nĂ©ral.

Concrùtement donc, nous pourrons jouer à des franchises à grand succùs (Assassin’s Creed p.ex) depuis Google Chrome. Il suffira juste d’une bonne connexion. Pas besoin d’une carte graphique dernier cri, d’un processeur puissant ou encore de Giga de RAM pour propulser le jeu. Seul le navigateur Google Chrome et une excellente connexion seront requis.

Y parvenir sur une machine n’a rien d’un exploit. En revanche, ĂȘtre en mesure de proposer cette interface Ă  X internautes en mĂȘme temps tient du miracle. DerriĂšre, des infrastructures que seuls quelques acteurs au monde peuvent proposer, sont nĂ©cessaires. Je pense Ă  Amazon bien sĂ»r mais aussi Ă  Microsoft, tous deux disposant d’une grosse expertise en infrastructure cloud.

Autre atout de poids dans la manche de Google, la capacitĂ© cross-platforme du systĂšme. Commencez une partie sur votre ordinateur, continuez-la sur votre smartphone, puis devant votre tĂ©lĂ©vision, instantanĂ©ment, sans sauvegarde et ni tĂ©lĂ©chargement. Personne n’est capable d’offrir une expĂ©rience Ă©quivalente actuellement.

Cette nouveautĂ© bouscule un Ă©quilibre bien Ă©tabli. Le monde se divisait grosso modo en deux camps: celui de la Playstation de Sony et celui de la Xbox de Microsoft. Je vois mal Sony rĂ©pondre au dĂ©fi Ă  court terme, mais imagine bien Microsoft relever le challenge. De leurs cĂŽtĂ©s, les Ă©diteurs de jeux devraient en sortir gagnants. Plus besoin d’acheter une console onĂ©reuse ni payer un abonnement. Il suffit du navigateur Chrome et d’une bonne connexion, d’oĂč, Ă  priori, une participation plus large du public, et donc plus de revenus pour ces Ă©diteurs de jeux.

Google Chrome se dĂ©marque de la concurrence grĂące Ă  ces nouvelles capacitĂ©s qui vont cruellement faire dĂ©faut Ă  Firefox et Safari. Paradoxalement, Apple devrait bĂ©nĂ©ficier de ces nouvelles capacitĂ©s alors que l’entreprise Ă©tait historiquement absente des jeux vidĂ©os (j’exclus volontairement les jeux iOS), 
 Bref, Google nous a montrĂ© ce que devrait ĂȘtre l’avenir du gaming grand public mais aussi comment Youtube devrait Ă©voluer. Seul inconnue: quelle place faite Ă  la rĂ©alitĂ© virtuelle?

iCloud vs Dropbox

Je voulais simplifier ma vie et le nombre de comptes que je gĂšre en privilĂ©giant Apple. A l’usage cependant, je me rends compte que certaines limitations n’en font pas un bon choix pour le stockage dans le cloud. Deux problĂšmes en particulier, listĂ©s ci-dessous:

  • L’impossibilitĂ© de sĂ©lectionner les dossiers Ă  synchroniser vous forçant Ă  tout tĂ©lĂ©charger sur chacune des machines. C’est particuliĂšrement agaçant en milieu professionnel.

  • Le manque d’options de collaboration et de partage.

iCloud donc n’a qu’une seule mission: synchroniser les donnĂ©es entre appareils. Il le fait plutĂŽt bien, mais force est de constater qu’il lui manque ces quelques options pour le rendre vraiment compĂ©titif.

đŸ“± iOS 12 - Screen Time : bilan aprĂšs un mois d'utilisation

TrÚs mitigé, le bilan.
Je l’ai configurĂ© sitĂŽt mis Ă  jour. Objectif: rĂ©duire drastiquement ma consommation digitale sur smartphone, avec un accent particulier pour Instagram.

AprĂšs un mois, je dois dire que le contrat n’est pas vraiment rempli. Oui, le systĂšme vous bloque, ou devrais-je plutĂŽt dire, vous avertit que vous avez atteint votre limite quotidienne, mais dans les faits, vous contournez le blocage. RĂ©sultat, non seulement vous ne baissez pas votre consommation, mais vous culpabilisez de n’avoir aucune volontĂ©. Bref, il n’y a pas de miracles, pour limiter le temps d’écran, il faut se contre-conditionner.



💌 3 newsletters "Tech" pour se tenir informĂ©

  1. Morning Reader.
    Une newsletter quotidienne sous forme de liste. Y sont rĂ©pertoriĂ©s les 10 sujets les plus tweetĂ©s sur le digital en gĂ©nĂ©ral. Existe aussi sous forme d’App (mais je prĂ©fĂšre la version email).

  2. Dense Discovery.
    Une newsletter hebdomadaire dĂ©veloppĂ©e en parallĂšle de l’excellent magazine Offscreen. Un mix de liens Ă©clectiques (gadgets, long reads, mĂ©tiers, Ă©quilibre etc.) finement sĂ©lectionnĂ©s.

  3. Char.gd
    Autre newsletter hebdomadaire, davantage centrĂ©e sur l’industrie, agrĂ©mentĂ©e en gĂ©nĂ©ral d’une analyse de l’auteur sur LE sujet du moment.

Et vous, Ă  quelles newsletters ĂȘtes-vous abonnĂ©-e-s?

Apple Event - 30 octobre 2018

Beaucoup d’annonces qu’on pensait limitĂ©es aux iPads Ă  l’origine mais qui ont Ă©galement concernĂ© la ligne MAC, avec des nouveaux Macbook Air et Mac Mini.

Macbook Air

Je dois dire qu’attendre 2018 pour avoir des Macbook Air Retina display - LA grande nouveautĂ© de cette nouvelle mouture - est une honte. Il Ă©tait plus que temps
pour une amĂ©lioration que je juge “mineure”. Le Retina Display est de nos jours standard. Pour le coup, Apple avait clairement innovĂ© sur la ligne Macbook Pro en introduisant cette option en 2012, mais Ă©tait Ă  la traĂźne sur la ligne Macbook Air. On ne comprend que trop bien la logique Ă©conomique: si vous vouliez des Ă©crans Retina, il fallait y mettre le prix et choisir la gamme Pro


Mac Mini

Pas grand chose à dire sur les Mac Mini, mais une petite fonctionnalité traitée assez rapidement a retenu toute mon attention: la possibilité de connecter plusieurs Mac Mini et les relier les uns aux autres pour décupler les performances. Je suis assez curieux de savoir comment tout cela prend forme, notamment via quelle connectique?

iPad Pro

CĂŽtĂ© iPad, je ne m’attendais pas Ă  grand chose mais ai Ă©tĂ© conquis. Le nouveau design est trĂšs rĂ©ussi Ă  l’exception de la camĂ©ra qui ne permet pas d’avoir une surface plane. C’est une erreur Ă  mon avis si l’on veut dessiner dessus
 Certains se plaignent du manque de port Jack pour connecter un casque, ça ne me paraĂźt plus aussi indispensable de nos jours. En revanche, tout le monde s’accorde Ă  dire que le nouveau crayon, qu’on recharge en mode wireless, via les aimants latĂ©raux est une trĂšs belle rĂ©ussite, sans parler des boutons incorporĂ©s. Reste que les prix demeurent trĂšs Ă©levĂ©s et vont probablement cannibaliser l’entrĂ©e de gamme des laptops. Mon petit doigt me dit qu’ils veulent pousser le public Ă  choisir un iPad plutĂŽt qu’un laptop. Les Apps sont plus lucratives sur iOS que MacOS




đŸ’© Deux problĂšmes que les constructeurs n'ont pas rĂ©glĂ©s

  1. Les laptops sont devenus plus fins et plus lĂ©gers tout en Ă©tant plus puissants. Pourtant, il faut toujours emporter avec soi des cĂąbles d’alimentation voire des connecteurs qui occupent un espace consĂ©quent et pĂšsent un certain poids


  2. TransfĂ©rer des photos d’une camĂ©ra vers un ordinateur reste et demeure compliquĂ©. Un dĂ©but de rĂ©ponse a Ă©tĂ© trouvĂ© grĂące au bluetooth vers les smartphones, mais lorsqu’il s’agit de laptops ou ordinateurs fixes, nous en sommes toujours Ă  devoir dĂ©charger les photos via un lecteur de carte.

La question se pose en particulier en voyage, lorsque l’on fait ses valises et qu’on essaie d’emporter le strict minimum. Sur les rĂ©seaux, on parle souvent de kit. Entre la GoPro, l’appareil photo, le smartphone, le laptop, les chargeurs et les divers connecteurs, on s’en sort difficilement en mode minimaliste
 ce qui est assez contradictoire avec la vision que les constructeurs essaient de nous vendre, une vie de nomades Ă  l’aise en tout lieu.

🐱 Lifestyle: le mot-clĂ© de ces 10 derniĂšres annĂ©es

On l’entend Ă  toutes les sauces. Dans les magazines, sur les blogs ou encore les vidĂ©os. J’ai lu quelque part - je ne retrouve malheureusement plus la rĂ©fĂ©rence - qu’on ne choisit plus une carriĂšre mais un style de vie, gĂ©nĂ©ralement en lien avec des valeurs qui nous importent. ça me paraĂźt assez bien vu, mĂȘme si je l’interprĂšte aussi comme une maniĂšre de se reprĂ©senter au monde, dans un contexte exacerbĂ© par la sociĂ©tĂ© de l’image.

La question n’est pourtant pas nouvelle, mais elle a Ă©tĂ© favorisĂ©e par la montĂ©e en puissance du digital. Ce dernier transforme nos sociĂ©tĂ©s, il est donc normal que nos vies soient Ă©galement impactĂ©es. Y sommes-nous pour autant bien prĂ©parĂ©s? Je n’en suis pas certain.

Le web regorge de contenus en lien avec cette thĂ©matique. Nous y trouvons des conseils de toute sorte, mais chacun va dans le mĂȘme sens : adopter la meilleure routine possible pour affronter son quotidien. Il y a ceux qui se lĂšvent trĂšs tĂŽt, d’autres qui ne jurent que par la mĂ©ditation, d’autres encore qui font des choix de vie plus radicaux, par exemple les minimalistes ou encore les vegans.

C’est le signe que le digital rebat les cartes d’habitudes parfois bien ancrĂ©es. Un contexte qui peut ĂȘtre dĂ©stabilisant, mais Ă©galement reprĂ©senter une formidable opportunitĂ© pour questionner nos attentes et convictions.

💡 Deux idĂ©es de business

  1. Construire un rĂ©seau social oĂč il n'est possible de publier qu'une seule fois toutes les 24h, indĂ©pendamment du type de mĂ©dia (texte, lien, gif, photo, vidĂ©o....). C'est prendre Ă  contre-pied le trend actuel et force l'utilisateur Ă  bien rĂ©flĂ©chir avant d'utiliser sa seule fenĂȘtre de tir quotidienne. Cela devrait vraisemblablement tirer vers le haut la qualitĂ© gĂ©nĂ©rale des posts publiĂ©s sur le rĂ©seau.

  2. Lancer une agence de communication autour de l'image. Dans un monde dominĂ© par l'image, une agence spĂ©cialisĂ©e dans ce domaine aura un succĂšs garanti. On me dira que ça existe dĂ©jĂ . Je n'en suis pas si certain. Soit nous avons des banques d'images Ă  la Keystone, soit des agences qui travaillent sur des concepts de communication plus globaux ou encore des agences photos. L'image de nos jours, ça peut ĂȘtre une illustration, un dessin, une photo, un poster,... Plus largement, des questions se posent autour de l'image: droits d'auteurs, droits d'image, veille rĂ©putationnelle...

🍏 L'Ă©cosystĂšme Apple 2

Dans un Ă©cosystĂšme qui tend Ă  se complexifier, la simplicitĂ© Ă  l'usage est un argument clĂ©, car dĂ©sormais ce n'est pas un appareil qu'il faut maĂźtriser, mais plusieurs. Chacun avec ses contraintes et particularitĂ©s. C'est lĂ  que Siri devient un Ă©lĂ©ment central du dispositif. Siri parvient Ă  lier diffĂ©rents appareils ensemble, malgrĂ© plusieurs OS diffĂ©rents, grĂące Ă  son interface vocale.

PrĂ©sent sur chaque plateforme, Siri vous permet de faire des requĂȘtes qui interagissent avec vos Apps. Apple lancera cet automne une nouvelle application "shortcut" qui permettra d'aller plus loin en liant des actions Ă  des mots-clĂ©s sur Siri. Une solution qui permettra d'automatiser des tĂąches rĂ©pĂ©titives sans passer par un clavier. 

J'utilise par exemple Siri via mon Apple Watch pour ajouter des "Rappels". Je n'ai plus besoin de sortir mon iPhone ou d'allumer mon ordinateur. Il me suffit de lancer Siri et dicter ce que j'aimerais qu'il retienne. Le rappel se retrouvera ensuite sur chacune des plateformes.

🍏 L'Ă©cosystĂšme Apple

Au tour d'Apple de tenir cette semaine sa confĂ©rence annuelle. Je l'ai regardĂ©e de bout en bout avec intĂ©rĂȘt. Premier fait marquant qu'on peut retenir, aucune nouveautĂ© matĂ©rielle n'a Ă©tĂ© annoncĂ©e, ce qui m'a contrariĂ© parce que je souhaitais renouveler mon MacBook Air. La prĂ©sentation s'est donc concentrĂ©e sur les quatre systĂšmes d'exploitation de la marque, dans le dĂ©sordre: iOS, Watch OS, tvOS et enfin Mac OS.

Je ne vais pas entrer dans les détails, disons simplement que iOS et Mac OS ont été au centre de l'attention, les nouveautés Watch OS et tvOS étaient de leur cÎté plus anecdotiques.

Parmi donc ces nouveautés, je retiens en particulier la nouvelle application Screen Time centrée autour du temps passé sur l'iPhone. Elle permet de mieux contrÎler sa consommation en se rendant compte du temps passé sur son smartphone avec le détail par application. J'applaudis des deux mains, cette fonctionnalité faisait cruellement défaut bien que des solutions tierces existent.

Du cÎté de Mac OS, il sera prochainement possible de porter les applications iOS sur Mac OS, ou en d'autres termes, du mobile aux ordinateurs fixes. D'aprÚs Apple, l'opération n'est pas trÚs compliquée pour les développeurs et promet donc une meilleures interopérabilité entre smartphones et ordinateurs. C'est assez bien joué car ça encourage les développeurs à créer des Apps pour l'écosystÚme Apple.

Et c'est justement ce dont il a Ă©tĂ© question tout au long de la confĂ©rence, comme un fil rouge invisible. Apple nous a prĂ©sentĂ© tout un Ă©cosystĂšme, allant du mobile, aux ordinateurs en passant par les montres connectĂ©es et le salon. Cet Ă©cosystĂšme devient un avantage comparatif majeur face aux concurrents, car si l'on regarde de prĂȘt, aucun d'entre eux ne parvient Ă  les concurrencer sur tous les fronts. Microsoft n'est pas Ă  la hauteur sur la question du mobile et des wearables devices (montres connectĂ©es p.ex) tandis que Google est faible sur les ordinateurs fixes. Linux de son cĂŽtĂ© reste un produit de niche et donc pas trĂšs grand public. La recrudescence des appareils tendent aussi Ă  orienter les consommateurs vers une seule solution. Diversifier les marques est la garantie de problĂšmes de comptabilitĂ© ce qui en 2018 est intolĂ©rable d'un point de vue utilisateur. AnnĂ©e aprĂšs annĂ©e donc, Apple ajoute des couches qui consolide cet Ă©cosystĂšme, car une personne qui achĂšte un iPhone sera encouragĂ© Ă  acheter d'autres produits. Mais ça veut aussi dire que cette personne devient de plus en plus prisonniĂšre de la mĂȘme marque.

💌 Offscreen mag - le coup de coeur de ce mois d'avril

Je les ai commandés à l'aveugle courant mars ne sachant pas trop à quoi m'attendre et ai commencé la lecture au début de ce mois. Et quelle bonne surprise! Je ne m'attendais pas à ça. C'est la premiÚre fois que je lis chaque page d'un magazine, publicités comprises.

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Publié trois fois par an, Offscreen mag explore le cÎté humain des nouvelles technologies. Chaque numéro est constitué de rencontres avec les professionnels du milieu, qu'ils soient designers, codeurs, etc. Les interviews sont particuliÚrement intéressants et enrichissants, mais on y découvre également des projets, des essais et des gadgets.

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Indie Mag

Offscreen Mag fait partie d'une nouvelle tendance de magazines lancĂ©e autour des annĂ©es 2010, connue sous le nom d'Indie mag pour "independant magazine". Prenant le parti de publier lentement (quelques numĂ©ros par an), ces publications peuvent ĂȘtre assez longues (plus de 80 pages pour Offscreen) et de qualitĂ© supĂ©rieure avec un travail notable sur le design et le papier choisi. Selon Vanity Fair, les Indie Mag sont des contre-modĂšles aux contenus web, dont l'explosion ces derniĂšres annĂ©es a fatiguĂ© le lecteur.

📾 Ma conversion à Fujifilm

J'ai commencĂ© Ă  faire de la photo en 2007, il y a un peu plus de 10 ans. Le tout premier appareil que j'ai achetĂ© Ă©tait un Canon EOS 400D avec objectif standard. Puis, j'ai investi quelques annĂ©es plus tard dans un Canon EOS 7D avec acquisition progressive de divers objectifs. Quand vous faites le choix d'une marque, il est difficile d'en changer parce que vous avez en principe dĂ©pensĂ© des centaines des francs dans un Ă©quipement qui n'est compatible qu'avec la mĂȘme marque. J'ai donc longuement hĂ©sitĂ© avant de faire le grand saut...

J'avais repĂ©rĂ© le Fujifilm X-T2 dĂšs sa sortie mais n'avais pas craquĂ©. Il a fallu plusieurs mois de rĂ©flexion et de vidĂ©os youtube pour me convaincre et je dois dire que je ne regrette pas un seul instant ce choix. L'argument majeur Ă  l'Ă©poque Ă©tait le poids nettement plus lĂ©ger que mon Canon EOS 7D. En voyage en particulier - moments pendant lesquels j'utilisais le plus mon appareil photo - je rĂąlais sans arrĂȘt du poids de ce dernier, d'une lourdeur excessive. Je rĂ©flĂ©chissais Ă  deux fois avant de faire de la photo... Est-ce que prendre mon 7D valait vraiment la peine? (...) Quand on en arrive lĂ , le plaisir n'est plus au rendez-vous...

Les plus

Si le poids a été un argument massue, d'autres découvertes m'ont trÚs rapidement conquis:

  • la qualitĂ© des optiques. Je n'ai jamais Ă©tĂ© capable d'obtenir des rĂ©sultats aussi nets avec une configuration Canon. Je n'ai pourtant pas suivi de cours ou de formation en passant Ă  Fuji.
  • la facilitĂ© d'utilisation des contrĂŽles. Les molettes sont toutes accessibles sur l'appareil, sans passer par l'interface digitale.  Ouverture sur l'objectif, Vitesse sur la droite de l'appareil.
  • le prix des objectifs. Plus raisonnables que sur Canon pour une qualitĂ© supĂ©rieure Ă  mon avis.
  • l'encombrement minimal.
  • la taille de l'appareil donne moins l'impression d'ĂȘtre un paparazzi. C'est apprĂ©ciable quand on fait de la street photography.
  • la possibilitĂ© de sĂ©lectionner le point d'autofocus avec un joystick (💓).

Les moins

  • la durĂ©e de vie des batteries. Si vous mitraillez, la batterie peut vite se vider. Je pars toujours avec plusieurs batteries pour ne pas ĂȘtre frustrĂ©.
  • un interrupteur qui a tendance Ă  s'allumer facilement si on ne prĂȘte pas attention. Ca m'est arrivĂ© Ă  quelques reprises en le rangeant dans mon sac. Alors si la batterie n'est dĂ©jĂ  pas terrible...ça ne fait que renforcer le problĂšme.
  • un appareil trĂšs moyen pour la vidĂ©o en 4K. Je n'ai pas fait de tests mais il semble que l'appareil chauffe aprĂšs 10 minutes seulement...

Pour terminer ce premier billet, j'aimerais préciser que je n'ai pas utilisé mon appareil dans toutes les conditions. Je pense notamment à la photo de sports ou de nature qui nécessite des téléobjectifs et des captures priorité à la vitesse dont je sais que ce n'est pas le fort des cameras mirrorless.

Vers un monde AI first

AprĂšs le mobile, l’intelligence artificielle devrait attiser toutes les convoitises. Plusieurs grands constructeurs sont dĂ©jĂ  au travail parmi lesquels on retrouve Google, Amazon et Microsoft.

Pour le moment, l’intelligence artificielle prend deux formes:

  • les bots
     plusieurs messageries privĂ©es proposent des bots censĂ©s vous faciliter la vie. Commander un taxi, une pizza, rĂ©server une place, etc. C’est une formule qui est privilĂ©giĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux.
  • l’assistance vocale les grands fabricants du secteur ont tous leur propre solution:Amazon Alexa, Microsot Cortana, Apple Siri, Google Assistant, etc. Actuellement, Amazon Alexa remporte clairement la mise et bĂ©nĂ©ficie dĂ©jĂ  d’une plateforme assez riche de services compatibles.

Nous verrons qui remportera la mise mais nous pouvons déjà anticiper plusieurs bouleversements:

  • L’écran ne sera plus l’interface privilĂ©giĂ©e. Comme je l’ai dĂ©jĂ  expliquĂ©, Alexa d’Amazon fonctionne entiĂšrement par la voix. C’est une rĂ©volution dans le monde informatique.
  • Frictionless sera le mot clĂ© de ces prochaines annĂ©es. Faire des opĂ©rations sur le web avec le moins de frictions possibles deviendra un leitmotiv. L’AI le rendra possible.
  • Internet sera prĂ©sent dans toutes les piĂšces de votre appartement via des bornes connectĂ©es. Elles permettront de lancer des assistants sans devoir allumer un ordinateur, ce qui vous libĂ©rera de vos appareils. On parle d’Ambient Computing.
  • Cette Ă©volution n’est pas une bonne nouvelle pour les annonceurs puisqu’elle va entraĂźner une chute progressive des consultations d’un site via des navigateurs web. Donc d’une baisse de revenus liĂ©s Ă  la publicitĂ©, etc.
  • Les tĂ©lĂ©phones fixes disparaĂźtront dĂ©finitivement. Les appels se feront en ligne via des services comme Skype et autres depuis ces bornes.
  • De nombreux mĂ©tiers vont Ă©voluer, certains disparaĂźtre d’autres au contraire seront crĂ©Ă©s.

A termes, l’intelligence artificielle sera capable d’anticiper vos besoins avant mĂȘme que vous ne les rĂ©clamiez. Pour cela, les grands constructeurs doivent amasser des tonnes de donnĂ©es personnelles pour mieux vous comprendre ce qui pose inĂ©vitablement des questions de confidentialitĂ©. Lors de sa derniĂšre confĂ©rence en mai 2017, Google a annoncĂ© que l’intelligence artificielle Ă©tait devenue une prioritĂ© pour l’entreprise. C’est que dans le mĂȘme temps, le mobile est arrivĂ© Ă  maturitĂ© et rares seront les amĂ©liorations dans ce domaine. Il faut donc investiguer de nouveaux territoires. Or, l’intelligence artificielle a un Ă©norme potentiel. D’oĂč le pivot empruntĂ© par Google, suivi de ses concurrents.

Nous quittons donc un monde dominé par le mobile (Mobile first) pour rejoindre un monde orienté intelligence artificielle (AI first).

La Disruption Macron

Ce qu’on observe sur la scĂšne politique française depuis dimanche dernier a un nom, ça s’appelle une disruption. Nous avons dĂ©jĂ  de nombreux exemples connus qui nous aident Ă  mieux comprendre ces phĂ©nomĂšnes.

Prenons l’iPhone d’Apple. A l’époque, ce smartphone est si nouveau qu’il ringardise toute la concurrence. C’est si violent et brutal que cette derniĂšre n’a pas le temps de s’adapter. Nokia en fera la douloureuse expĂ©rience tandis que les autres se tourneront vers Android pour sauver les meubles. Quelques annĂ©es plus tard, Uber lance une application qui rĂ©volutionne la mobilitĂ© au point de mettre Ă  mal la profession de taximan. Et la liste ne s’arrĂȘte pas lĂ . Dyson rĂ©invente l’aspirateur, Nespresso tue le marchĂ© du cafĂ© tandis que Buzzfeed se dĂ©marque des mĂ©dias traditionnels.

Dans la plupart de ces cas, l’objectif reste identique, mais la mĂ©thode est complĂštement repensĂ©e pour ĂȘtre plus efficace. Ce qui caractĂ©rise une disruption, c’est l’obsolescence brutale de l’ancienne offre. Du jour au lendemain, la demande se dĂ©tourne des anciens acteurs au profit des nouveaux. C’est ce qui frappe aujourd’hui Manuel Valls et tous les anciens dĂ©putĂ©s qui n’ont pas rejoint le mouvement « RĂ©publique En Marche ».

En gĂ©nĂ©ral, les disrupteurs bĂ©nĂ©ficient de deux avantages. Ils n’ont pas d’hĂ©ritage ce qui leur permet d’avoir plus de marges de manoeuvre. Ainsi, avoir trente de carriĂšre politique en France est dĂ©sormais devenu un handicap alors que c’était auparavant un avantage. Les disrupteurs tirent aussi parti du « first move advantage ». En Ă©tant les premiers Ă  rĂ©imaginer leur activitĂ©, ils prennent de vitesse la concurrence qui est alors forcĂ©e et contrainte de suivre sur un terrain qu’ils n’ont pas choisi. Proposer la paritĂ© et le renouvellement de la classe politique est une habile manoeuvre de « la rĂ©publique en marche » parce qu’ils savent que les partis traditionnels ne pourront pas proposer une offre comparable dans l’immĂ©diat.

GenÚve sous la neige, février 2016

Essais photographiques pendant les chutes de neige du vendredi 12 février 2016 à GenÚve. Les photos ont été prises entre 13h45 et 14h, shutter priority (1/4000) sur un Fujifilm X100s. Elles ont toutes subies un traitement sur Lightroom CC.