📰 Introducing the Google News App

Google tenait sa confĂ©rence annuelle il y a deux semaines. De nombreuses nouveautĂ©s y ont Ă©tĂ© annoncĂ©es, dont une qui m'intĂ©ressait en particulier: le lancement de l'application Google News. Connue en français sous le libellĂ© "Google ActualitĂ©s", cette fonctionnalitĂ© existait dĂ©jĂ  depuis un certain temps sur le cĂ©lĂšbre moteur de recherche. Rares ont Ă©tĂ© les fois oĂč je l'ai utilisĂ©e sous cette forme.

L'application

L'application disponible depuis une semaine condense l'actualité du moment dans deux onglets distincts. Le premier vous promet une expérience personnalisée selon vos goûts et votre lieu de résidence, tandis que le second synthétise les informations qu'il ne fallait pas rater.

Je l'utilise rĂ©guliĂšrement depuis que je l'ai installĂ©e. Elle s'avĂšre particuliĂšrement efficace pour les news locales et prĂ©sente l'avantage de vous servir des contenus textuels (presse), audio (radio) et vidĂ©o (tv) de sources diffĂ©rentes Ă  un seul endroit. Reste que le choix de ces contenus n'est pas trĂšs transparent. Sur quoi l'application se base pour faire sa sĂ©lection? Cela reste un mystĂšre, mais il est possible de renseigner des sources que vous aimez ou des sujets qui vous intĂ©ressent. A noter enfin que certains mĂ©dias semblent mieux reprĂ©sentĂ©s. En Suisse romande, Le Temps est particuliĂšrement bien rĂ©fĂ©rencĂ©. Sans doute une configuration du site optimisĂ©e pour Google y est pour quelque chose.

NB: L'application ne vous permettra pas de contourner les paywalls de la presse. Une option permet de s'abonner aux médias qui nous intéressent de maniÚre facilitée, mais elle ne semble pas encore avoir été implémentée.

💌 Offscreen mag - le coup de coeur de ce mois d'avril

Je les ai commandés à l'aveugle courant mars ne sachant pas trop à quoi m'attendre et ai commencé la lecture au début de ce mois. Et quelle bonne surprise! Je ne m'attendais pas à ça. C'est la premiÚre fois que je lis chaque page d'un magazine, publicités comprises.

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Publié trois fois par an, Offscreen mag explore le cÎté humain des nouvelles technologies. Chaque numéro est constitué de rencontres avec les professionnels du milieu, qu'ils soient designers, codeurs, etc. Les interviews sont particuliÚrement intéressants et enrichissants, mais on y découvre également des projets, des essais et des gadgets.

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Indie Mag

Offscreen Mag fait partie d'une nouvelle tendance de magazines lancĂ©e autour des annĂ©es 2010, connue sous le nom d'Indie mag pour "independant magazine". Prenant le parti de publier lentement (quelques numĂ©ros par an), ces publications peuvent ĂȘtre assez longues (plus de 80 pages pour Offscreen) et de qualitĂ© supĂ©rieure avec un travail notable sur le design et le papier choisi. Selon Vanity Fair, les Indie Mag sont des contre-modĂšles aux contenus web, dont l'explosion ces derniĂšres annĂ©es a fatiguĂ© le lecteur.

đŸ€” GĂ©rer des milliers de photos sur Lightroom

C'est le casse tĂȘte auquel je me livre en ce dĂ©but de printemps. Avec les annĂ©es, j'ai accumulĂ© plus de 80'000 photos, rangĂ©es et classĂ©es dans des dossier thĂ©matiques. A l'Ă©poque, lorsque je faisais un voyage, je crĂ©ais un dossier avec l'annĂ©e et la destination. J'y rangeais ensuite toutes mes photos. L'idĂ©e Ă©tait de conserver Ă  un endroit tous mes originaux - ou nĂ©gatifs - et de concentrer mon attention sur la pĂ©rennitĂ© de ces donnĂ©es pour ĂȘtre sĂ»r de ne pas les perdre.

J'ai appris à utiliser Lightroom sur le tas, grùce à des tutos Youtube pour comprendre comment faire un éditing d'une photo, améliorer la luminosité, recadrer, etc. A chaque fois je créais un nouveau catalogue Lightroom, ne savais plus lequel était le bon etc... Bref, je n'avais pas compris quel était le bon workflow et tout simplement pas pris le temps de m'y mettre sérieusement. C'est en discutant récemment avec mon collÚgue responsable de la photo que je me suis dis qu'il fallait que je remette l'ouvrage sur le métier. J'ai donc investigué plus en avant la logique qui préside au module "BibliothÚque" et la complémentarité des deux versions de Lightroom qui existent désormais. Car en effet, nous avons deux logiciels à disposition: Lightroom CC Classic et Lightroom CC.

Mon nouveau workflow

Sur Lightroom CC Classic -> c'est la version desktop
Désormais, quand je fais un shooting, j'importe mes images directement dans Lightroom et lui ordonne de faire une copie au propre sur mon NAS, avec un classement par date. Ce qui donne des dossiers par année, puis par jour. Quand je fais l'import, j'y ajoute directement des mots clés pertinents et je crée une collection ou ajoute les photos à une collection déjà existante.

Quand l'import est terminé, j'effectue le tri. J'utilise la touche X pour rejeter une photo ou la touche P pour la conserver. Je supprime en général les photos rejetées du catalogue et ne conserve donc que celles que j'ai approuvées. Pour les sélectionner en masse, j'utilise le filtre en haut de ma grille.

Je décide enfin si je veux synchroniser une collection dans le cloud via le petit icÎne "éclair" à gauche de la collection.

Sur Lightroom CC -> c'est la version dans le cloud
Lightroom CC est un premier pas vers une solution dans le cloud du cĂ©lĂšbre logiciel. La difficultĂ© avec la version Classic, c'est qu'elle vous force Ă  utiliser une seule machine pour faire votre travail, en principe celle que vous avez dĂ©jĂ  utilisĂ©e auparavant pour les prĂ©cĂ©dents Ă©diting. Quand vous ĂȘtes en dĂ©placement c'est donc trĂšs frustrant parce que vous ne pouvez pas toujours accĂ©der Ă  votre machine principale en particulier si c'est un ordinateur fixe.

C'est là qu'intervient Lightroom CC, car lorsque vous synchronisez une collection, cette derniÚre devient disponible sur votre téléphone portable ou votre laptop via Lightroom CC. Il synchronise automatiquement toutes vos collections et les rend donc disponible sur d'autres machines.

Plus fort, Lightroom CC embarque un moteur de recherche assisté de l'intelligence artificielle pour reconnaßtre des formes dans vos images. Tapez "chien" ou "chat", il scannera toutes vos photos et vous sortira celles qui contiennent selon lui des chiens ou des chats. Cette option n'est pas disponible dans Lightroom Classic car elle est trÚs gourmande en ressources.

Ce qu'il me reste à résoudre, c'est de trier plusieurs années de photos (est-ce que ça vaut la peine?!) et de savoir si un import fait sur Lightroom CC devient disponible sur Lightroom Classic. A mon avis, oui, mais les photos sont stockées dans le cloud. Pas sûr enfin qu'il convient de synchroniser tout son catalogue.

Incoming snow☃!

1er mars 2018.
Réglages et matériel: Fujifilm X-T2, objectif 23mm f2.0. Priorité à la vitesse réglé sur 1/2000. L'idée est de capturer les flocons dans l'air. Editing sur lightroom avec un accent mis sur l'exposition.

L'ambiance en ville est trĂšs diffĂ©rente ce matin. Le silence rĂšgne et pour cause, trĂšs peu de vĂ©hicules circulent. Tout le monde est calme. Il y a ci et lĂ  quelques tĂȘtes brĂ»lĂ©es pour prendre leur scooter ou vĂ©lo. Je vois quelques sourires inhabituels...

Il y a des jours comme cela oĂč l'on s'Ă©merveille comme un enfant alors que l'on va juste au boulot. Photos dans la galerie Geneva

📾 Ma conversion à Fujifilm

J'ai commencĂ© Ă  faire de la photo en 2007, il y a un peu plus de 10 ans. Le tout premier appareil que j'ai achetĂ© Ă©tait un Canon EOS 400D avec objectif standard. Puis, j'ai investi quelques annĂ©es plus tard dans un Canon EOS 7D avec acquisition progressive de divers objectifs. Quand vous faites le choix d'une marque, il est difficile d'en changer parce que vous avez en principe dĂ©pensĂ© des centaines des francs dans un Ă©quipement qui n'est compatible qu'avec la mĂȘme marque. J'ai donc longuement hĂ©sitĂ© avant de faire le grand saut...

J'avais repĂ©rĂ© le Fujifilm X-T2 dĂšs sa sortie mais n'avais pas craquĂ©. Il a fallu plusieurs mois de rĂ©flexion et de vidĂ©os youtube pour me convaincre et je dois dire que je ne regrette pas un seul instant ce choix. L'argument majeur Ă  l'Ă©poque Ă©tait le poids nettement plus lĂ©ger que mon Canon EOS 7D. En voyage en particulier - moments pendant lesquels j'utilisais le plus mon appareil photo - je rĂąlais sans arrĂȘt du poids de ce dernier, d'une lourdeur excessive. Je rĂ©flĂ©chissais Ă  deux fois avant de faire de la photo... Est-ce que prendre mon 7D valait vraiment la peine? (...) Quand on en arrive lĂ , le plaisir n'est plus au rendez-vous...

Les plus

Si le poids a été un argument massue, d'autres découvertes m'ont trÚs rapidement conquis:

  • la qualitĂ© des optiques. Je n'ai jamais Ă©tĂ© capable d'obtenir des rĂ©sultats aussi nets avec une configuration Canon. Je n'ai pourtant pas suivi de cours ou de formation en passant Ă  Fuji.
  • la facilitĂ© d'utilisation des contrĂŽles. Les molettes sont toutes accessibles sur l'appareil, sans passer par l'interface digitale.  Ouverture sur l'objectif, Vitesse sur la droite de l'appareil.
  • le prix des objectifs. Plus raisonnables que sur Canon pour une qualitĂ© supĂ©rieure Ă  mon avis.
  • l'encombrement minimal.
  • la taille de l'appareil donne moins l'impression d'ĂȘtre un paparazzi. C'est apprĂ©ciable quand on fait de la street photography.
  • la possibilitĂ© de sĂ©lectionner le point d'autofocus avec un joystick (💓).

Les moins

  • la durĂ©e de vie des batteries. Si vous mitraillez, la batterie peut vite se vider. Je pars toujours avec plusieurs batteries pour ne pas ĂȘtre frustrĂ©.
  • un interrupteur qui a tendance Ă  s'allumer facilement si on ne prĂȘte pas attention. Ca m'est arrivĂ© Ă  quelques reprises en le rangeant dans mon sac. Alors si la batterie n'est dĂ©jĂ  pas terrible...ça ne fait que renforcer le problĂšme.
  • un appareil trĂšs moyen pour la vidĂ©o en 4K. Je n'ai pas fait de tests mais il semble que l'appareil chauffe aprĂšs 10 minutes seulement...

Pour terminer ce premier billet, j'aimerais préciser que je n'ai pas utilisé mon appareil dans toutes les conditions. Je pense notamment à la photo de sports ou de nature qui nécessite des téléobjectifs et des captures priorité à la vitesse dont je sais que ce n'est pas le fort des cameras mirrorless.

Films, séries et livres: ma sélection 2017

Les films Ă  voir

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  • 💗 Zero days. Un documentaire qui raconte l’histoire du virus Stuxnet. Ou comment un malware cachait en rĂ©alitĂ© une arme pour stopper le programme nuclĂ©aire iranien. Et comment nous sommes passĂ©s prĂšs de la catastrophe. A voir absolument.
  • Dunkerque. Probablement le meilleur film de l’annĂ©e, mais ce ne fut pas un coup de coeur. RĂ©alisation impeccable, jeu subtile sur trois timelines diffĂ©rentes mĂȘlĂ©es les unes aux autres. ScĂ©nario peut-ĂȘtre un peu faible.
  • Wonder woman. Je n’aime pas les films de superhĂ©ros. Il y en a tellement que je m’en suis lassĂ©. Cela Ă©tant, ce film Ă©tait rafraichissant voire mĂȘme parfois amusant. Pas le film de l’annĂ©e pour autant.
  • Le sens de la fĂȘte. Bon film français humoristique avec Bacri. Certaines blagues sont un peu tĂ©lĂ©phonĂ©es, mais on passe un bon moment.
  • What the Health. Documentaire un peu flippant sur la nutrition telle qu’elle est vĂ©cue aux Etats-Unis. Le film donne l’impression que quoi que l’on mange, on s’empoisonne. C’est en particulier le cas de la viande (rouge, blanche et poisson) mais Ă©galement des produits laitiers. Du coup, parti pris pour une diĂšte plus vĂ©gĂ©tarienne, voire vegan. A replacer dans le contexte d’un rĂ©gime standard amĂ©ricain. Le film dĂ©montre aussi comment l’industrie agroalimentaire finance des Ă©tudes mĂ©dicales pour qu’elles aillent dans leurs sens.

Non notés

  • On sait qu’on atteint le fond quand Fast & Furious devient une franchise majeure d’Hollywood. J’ai malgrĂ© tout un affection pour ces films car ils Ă©chappent Ă  la logique superhĂ©ros, cross-over etc. qui semblent devenir la nouvelle norme. On le voit avec les Avengers (Captain America, Iron Man, Hulk, Thor
), Starwars (Ep. VII, VIII, Rogue One), La Momie (Dr. Jekyl). Etonnamment, et un peu Ă  la maniĂšre d’un James Bond, on aime retrouver les principaux hĂ©ros.
  • Blade Runner 2049. Je ne le note pas car je n’ai pas aimĂ© le film mais je lui reconnais quelques qualitĂ©s: une rĂ©alisation impeccable, une esthĂ©tique intĂ©ressante et un respect du prĂ©cĂ©dent Ă©pisode.

Les films Ă  Ă©viter

  • Alien Convenant. Le film raconte l’origine des Aliens. Egalement la suite du film Prometheus. Un film qui se veut une rĂ©flexion sur la crĂ©ation, ou comment l’IA ne pourra jamais surpasser l’homme (ou pas).
  • GeoStorm. Dommage, ce film de science-fiction avait du potentiel mais plus on avance dans le film, plus on dĂ©croche tellement c’est improbable. Alors que les catastrophes naturelles sont toujours plus violentes et frĂ©quentes, une Ă©quipe parvient Ă  crĂ©er un dispositif pour les neutraliser depuis l’espace. Jusqu’à ce que ce dispositif commence Ă  disfonctionner

  • Baby Driver. Je ne suis pas entrĂ© dans le film. Il raconte l’histoire d’un jeune conducteur surdouĂ© mĂȘlĂ© Ă  des braquages de banques.
  • John Wick chapter 2. J’avais bien aimĂ© le premier Ă©pisode. Je n’ai pas aimĂ© le second. Il tombe dans le piĂšge de la surenchĂšre.
  • Transformers the last Knight. PitiĂ©.
  • Carbone. Dommage, le scenario promettait un polar Ă  la française intĂ©ressant, mĂȘlant dĂ©veloppement durable, rĂ©gulation europĂ©enne et escroquerie. Malheureusement, la rĂ©alisation laisse Ă  dĂ©sirer. Au final, Magimel passe 50% du temps Ă  fumer ou boire de l’alcool fort dans une attitude de type, la vie ne m’a pas Ă©pargnĂ©.

Les sĂ©ries Ă  voir

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  • Designated Survivor. En particulier la saison 1. AprĂšs un attentat dĂ©vastateur, les Etats-Unis se retrouvent sans pouvoir exĂ©cutif. Le “survivant dĂ©signĂ©â€ - individu en charge de prendre le relais en cas de catastrophe - se retrouve Ă  la tĂȘte du pays tout en gĂ©rant une menace fantĂŽme. Saison 1 haletante, la saison 2 moins bonne (mais en cours de diffusion quand j’écris ces lignes).
  • 💗 Game of thrones, saison 7. Plusieurs choses Ă  dire Ă  ce sujet. Bon, Ă©videmment, toujours autant de plaisir Ă  retrouver cette sĂ©rie annĂ©e aprĂšs annĂ©e. Cela Ă©tant, on remarque un changement de style notable. Le rythme est plus rapide et la logique de la sĂ©rie change lĂ©gĂšrement. LĂ  oĂč prĂ©cĂ©demment, certains hĂ©ros seraient morts, ils survivent dĂ©sormais comme par miracle. De la mĂȘme maniĂšre, les Ă©vĂ©nements deviennent prĂ©visibles ce qui n’était pas le cas auparavant.
  • House of cards, saison 5. J’ai bien aimĂ© cette saison, surtout la fin qui annonçait une saison 6 mouvementĂ©e. Les rĂ©cents Ă©vĂ©nements ont chamboulĂ© les plans de Netflix et signent probablement la fin de cette sĂ©rie. Dommage.

Les sĂ©ries Ă  Ă©viter

Les livres Ă  lire

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  • 💗 Goodbye Things. J’ai adorĂ© ce petit livre faisant l’apologie du minimalisme. L’auteur est un peu extrĂȘme et a rĂ©duit ses possessions au strict minimum. Cela Ă©tant, ses rĂ©flexions sont intĂ©ressantes et vont Ă  contre courant de notre sociĂ©tĂ©. Un livre dans la veine de l’Art du rangement de Marie Kondo, mais agrĂ©mentĂ© en plus d’une vraie critique de la sociĂ©tĂ© de consommation. Un coup de coeur.
  • 💗 L’art de la victoire. Ecrit par Phil Knight lui-mĂȘme, ce livre raconte la fondation de Nike. J’ai adorĂ© ce bouquin Ă  plusieurs titres. J’y ai appris de nombreux Ă©lĂ©ments que j’ignorais sur la marque, mais c’est aussi un tĂ©moignage saisissant sur la dĂ©mocratisation du sport, en particulier de la course Ă  pieds. C’est aujourd’hui une Ă©vidence mais les pratiques sportives Ă©taient loin d’ĂȘtre Ă©videntes il y a Ă  peine 50 ans. Enfin, c’est une bible pour toute personne qui souhaite devenir un entrepreneur, car 20 ans furent nĂ©cessaires pour faire de Nike un Ă©quipementier de rang mondial. Cerise sur le gĂąteau, le livre est trĂšs bien Ă©crit et se dĂ©vore en quelques jours. Une trĂšs bonne surprise.
  • 💗 L’art de l’excellence. Tout jeune devrait lire ce livre. Mon rĂ©sumĂ© est disponible en ligne.
  • Tribus. Comment construire une communautĂ©, expliquĂ© par Seth Godin.
  • La Compagnie, le grand roman de la CIA. Un pavĂ© qui date de plusieurs annĂ©es et qui retrace les grands Ă©pisodes de la Guerre Froide. Un classique du roman d’espionnage.
  • Ecriture: mĂ©moires d’un mĂ©tier. Un incontournable pour tous ceux et toutes celles qui s’adonnent Ă  l’écriture.
  • Ultra Marathon Man. Pour tous ceux et toutes celles qui aiment la course Ă  pieds et les Ă©preuves d’endurance.
  • Ready Player One. Livre que j’ai bien aimĂ© mais que je ne conseillerai pas Ă  tout le monde car trĂšs ancrĂ© dans la culture geek. Ready Player One nous plonge dans un futur proche dominĂ© par la rĂ©alitĂ© virtuelle. Un riche inventeur lance une chasse au trĂ©sor pour rĂ©cupĂ©rer son hĂ©ritage.
  • 💗 Le syndrome du bien-ĂȘtre. RĂ©flexions intĂ©ressantes autour du diktat du bien-ĂȘtre. Manger 5 fruits et lĂ©gumes, bouger 30 minutes par jour au minimum, etc. En filigrane, une critique acerbe du nĂ©o-libĂ©ralisme qui encourage l’individu Ă  repousser ses limites pour ĂȘtre toujours plus performant.
  • Boomerang. Un Ă©conomiste voyage dans cinq pays pour se rendre compte des dĂ©gĂąts de la crise des subprimes. Analyses intĂ©ressantes mais certaines gĂ©nĂ©ralisations laissent parfois Ă  dĂ©sirer.

J’ai moins aimĂ©

  • La disparition de Josef Mengele. Sujet intĂ©ressant — la fuite des Nazis en AmĂ©rique du Sud — mais trĂšs lourd et ça se sent dans chaque page. Pas une lecture lĂ©gĂšre.
  • Tools of Titans. Je ne l’ai pas terminĂ©. Collections de trucs et astuces censĂ©es vous garantir la rĂ©ussite. Manque de fond.
  • Origin. Le dernier Dan Brown oppose Ă  nouveau les nouvelles technologies Ă  la religion, une problĂ©matique dĂ©jĂ  traitĂ©e dans Anges et DĂ©mons. Dans cet Ă©pisode, l’action se dĂ©roule en Espagne et joue habilement sur une menace fantĂŽme tout en surfant sur les grands symboles de la culture mondiale. J’ai moins aimĂ© qu’Anges et DĂ©mons, mais je reconnais que la vision prĂ©sentĂ©e des nouvelles technologies est assez prĂ©cise.

Sapiens, une brĂšve histoire de l’humanitĂ©

Livre magistral qui dĂ©crit sur le temps long le parcours de l’Homo Sapiens, de ses origines Ă  nos jours.

Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est que l‘auteur fait une analyse sans concession de notre espĂšce. Non seulement de notre place dans l’écosystĂšme — nous sommes parvenus Ă  dominer toutes les autres espĂšces Ă  leur dĂ©triment — mais aussi entre Homo Sapiens — l’homme est un loup pour l’homme comme disait si bien Hobbes.

Tout commence il y a des milliers d’annĂ©es, lorsque l’homme n’est encore qu’un chasseur-cueilleur. A cette Ă©poque, il est menacĂ© par son environnement et n’a pas les outils nĂ©cessaires pour affronter la faune sauvage. L’auteur le dit lui-mĂȘme, l’homme mange souvent les restes que les vautours et les prĂ©dateurs ont laissĂ© sur les carcasses. Cet Ă©tat de fait dure plusieurs siĂšcles avant qu’enfin l’homme s’extraie de son Ă©tat par ses facultĂ©s sociales et intellectuelles.

L’auteur explique en effet que l’ĂȘtre humain est le seul Ă  imaginer des mythes communs auxquels tous adhĂšrent et qui lient les uns aux autres. Ce sont ces capacitĂ©s sociales d’une part et intellectuelles d’autre part qui vont faire la diffĂ©rence par rapport aux autres espĂšces.

Le secret rĂ©side probablement dans l’apparition de la fiction. De grands nombres d’inconnus peuvent coopĂ©rer avec succĂšs en croyant Ă  des mythes communs.

C’est parce qu’il y a ce ordre imaginaire commun que les humains coopĂšrent et ont façonnĂ© le monde tel qu’on le connaĂźt aujourd’hui. Trois facteurs fondamentaux vont alors intensifier ce processus d’unification:

  • l’argent;
  • la religion;
  • les empires.

PremiĂšrement, l’argent permet de crĂ©er de la confiance entre un acheteur et un vendeur qu’ils soient de religions, langues ou cultures diffĂ©rentes. Dans ce cadre, le commerce a intensifiĂ© les relations entre des ensembles de natures trĂšs diffĂ©rentes et a donc permis la diffusion des idĂ©es. DeuxiĂšmement, les empires ont permis malgrĂ© tous leurs dĂ©fauts d’unifier des espaces vastes tout en prĂ©servant certaines particularitĂ©s locales. L’empire romain est un bon exemple, puisque les institutions romaines ont Ă©tĂ© introduites dans les rĂ©gions conquises alors que les peuples soumis Ă©taient libres de croire aux dieux qu’ils souhaitaient. Enfin, les religions unifient des peuples autour de croyances communes au delĂ  des frontiĂšres.

L’auteur postule donc que le mouvement de l’histoire tend vers l’unification de l’humanitĂ©.

bien plus qu’ils ne sont gĂ©nĂ©ralement prĂȘts Ă  le reconnaĂźtre, tous les ĂȘtres humains sont europĂ©ens dans leur habillement, leurs pensĂ©es et leurs goĂ»ts. Ils peuvent bien ĂȘtre farouchement anti-europĂ©ens dans leur rhĂ©torique, presque toute la planĂšte voit la politique, la mĂ©decine, la guerre et l’économie par les yeux des EuropĂ©ens, et Ă©coute de la musique Ă©crite sur des modes europĂ©ens avec des paroles en langues europĂ©ennes.

Et c’est devenu tellement que le cas que les pays sont devenus interdĂ©pendants.

La plupart des pays ne lancent plus de guerre de grande ampleur pour la simple raison qu’ils ne sont plus indĂ©pendants. Bien que les citoyens d’IsraĂ«l, de l’Italie, du Mexique ou de la ThaĂŻlande puissent nourrir des illusions d’indĂ©pendance, le fait est que leurs gouvernements ne sauraient conduire des politiques Ă©conomiques ou Ă©trangĂšres indĂ©pendantes, et sont certainement incapables de lancer et de mener de leur propre chef une guerre de grande ampleur. Nous assistons Ă  la formation d’un empire mondial (voir le chapitre 11). Comme les prĂ©cĂ©dents empires, celui-ci impose la paix Ă  l’intĂ©rieur de ses frontiĂšres. Et comme celles-ci enferment la Terre entiĂšre, l’empire mondial fait effectivement rĂ©gner la paix mondiale.

Tout ne s’est pas fait sans douleur. Le communisme par exemple a uni de nombreux hommes autour d’une mĂȘme pensĂ©e mais a aussi entrainĂ© beaucoup de souffrances. Le capitalisme aussi. Sommes-nous donc plus heureux que notre ancĂȘtre le chasseur-cueilleur. La question est posĂ©e par l’auteur mais pas rĂ©pondue car la discipline historique s’est peu intĂ©ressĂ©e Ă  cette mĂ©trique.

Enfin, l’auteur termine en tentant d’imaginer ce que sera l’homme du futur.

AssurĂ©ment, le livre ne prĂ©tend pas ĂȘtre exhaustif. Ce serait de toute maniĂšre difficile de le faire en un seul ouvrage mais rĂ©ussit le tour de force de mettre de la perspective sur ce que nous sommes.

Vers un monde AI first

AprĂšs le mobile, l’intelligence artificielle devrait attiser toutes les convoitises. Plusieurs grands constructeurs sont dĂ©jĂ  au travail parmi lesquels on retrouve Google, Amazon et Microsoft.

Pour le moment, l’intelligence artificielle prend deux formes:

  • les bots
     plusieurs messageries privĂ©es proposent des bots censĂ©s vous faciliter la vie. Commander un taxi, une pizza, rĂ©server une place, etc. C’est une formule qui est privilĂ©giĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux.
  • l’assistance vocale les grands fabricants du secteur ont tous leur propre solution:Amazon Alexa, Microsot Cortana, Apple Siri, Google Assistant, etc. Actuellement, Amazon Alexa remporte clairement la mise et bĂ©nĂ©ficie dĂ©jĂ  d’une plateforme assez riche de services compatibles.

Nous verrons qui remportera la mise mais nous pouvons déjà anticiper plusieurs bouleversements:

  • L’écran ne sera plus l’interface privilĂ©giĂ©e. Comme je l’ai dĂ©jĂ  expliquĂ©, Alexa d’Amazon fonctionne entiĂšrement par la voix. C’est une rĂ©volution dans le monde informatique.
  • Frictionless sera le mot clĂ© de ces prochaines annĂ©es. Faire des opĂ©rations sur le web avec le moins de frictions possibles deviendra un leitmotiv. L’AI le rendra possible.
  • Internet sera prĂ©sent dans toutes les piĂšces de votre appartement via des bornes connectĂ©es. Elles permettront de lancer des assistants sans devoir allumer un ordinateur, ce qui vous libĂ©rera de vos appareils. On parle d’Ambient Computing.
  • Cette Ă©volution n’est pas une bonne nouvelle pour les annonceurs puisqu’elle va entraĂźner une chute progressive des consultations d’un site via des navigateurs web. Donc d’une baisse de revenus liĂ©s Ă  la publicitĂ©, etc.
  • Les tĂ©lĂ©phones fixes disparaĂźtront dĂ©finitivement. Les appels se feront en ligne via des services comme Skype et autres depuis ces bornes.
  • De nombreux mĂ©tiers vont Ă©voluer, certains disparaĂźtre d’autres au contraire seront crĂ©Ă©s.

A termes, l’intelligence artificielle sera capable d’anticiper vos besoins avant mĂȘme que vous ne les rĂ©clamiez. Pour cela, les grands constructeurs doivent amasser des tonnes de donnĂ©es personnelles pour mieux vous comprendre ce qui pose inĂ©vitablement des questions de confidentialitĂ©. Lors de sa derniĂšre confĂ©rence en mai 2017, Google a annoncĂ© que l’intelligence artificielle Ă©tait devenue une prioritĂ© pour l’entreprise. C’est que dans le mĂȘme temps, le mobile est arrivĂ© Ă  maturitĂ© et rares seront les amĂ©liorations dans ce domaine. Il faut donc investiguer de nouveaux territoires. Or, l’intelligence artificielle a un Ă©norme potentiel. D’oĂč le pivot empruntĂ© par Google, suivi de ses concurrents.

Nous quittons donc un monde dominé par le mobile (Mobile first) pour rejoindre un monde orienté intelligence artificielle (AI first).

Tribus de Seth Godin

Je ne suis pas certain de la nature de ce livre, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une collection de notes prises par l’auteur et rassemblĂ©es en un ouvrage.

Bon, je l’ai bien aimĂ©, il y a certains idĂ©es intĂ©ressantes, mais j’ai Ă©tĂ© mal Ă  l’aise avec le ton parfois pĂ©remptoire et certaines rĂ©pĂ©titions qui reviennent comme un mantra, pour mieux vous convaincre.

Résumé

TL;DR: Pour qu’il y ait une tribu, il faut un leader.

C’est l’idĂ©e autour de laquelle repose tout le livre. Par consĂ©quent, les conseils qui sont dĂ©livrĂ©s dans cet ouvrage vous aideront Ă  devenir ce leader. Et contrairement Ă  ce qu’on peut penser intuitivement, tout ne repose pas forcĂ©ment sur le charisme. Certes, ça compte, mais ce n’est pas le facteur principal.

D’aprĂšs Seth Godin, un leader a tout d’abord un message ou une idĂ©e, cela peut ĂȘtre “se lever tous les jours Ă  5h du matin”, “ne pas manger de sucre” ou rĂ©inventer la chaussure de sport comme le fondateur de Nike l’a fait. Si le message suscite de l’adhĂ©sion, le leader ne fait ensuite que de faciliter la communication entre les membres de la tribu pour la fĂ©dĂ©rer. Et
 c’est tout. Le leader ne se borne qu’à “mener” la tribu. (A noter que l’auteur reste trĂšs vague sur cette notion de “mener”, mais c’est pour mieux souligner qu’une tribu ne se dirige pas).

Comment lancer une tribu?

Pour dĂ©marrer une tribu, il faut biens souvent ĂȘtre hĂ©rĂ©tique (c’est un mot qui revient rĂ©guliĂšrement dans le livre). Il faut avoir une dĂ©marche radicalement nouvelle, en dehors de l’ordre Ă©tabli pour briser le status quo (autre mot qui revient souvent).

Pour ce faire, l’auteur distingue les managers des leaders:

  • Les managers donnent des ordres Ă  des employĂ©s pour accomplir une tĂąche particuliĂšre. C’est la reproduction d’un status quo, les risques sont identifiĂ©s, les revenus Ă©galement. L’employĂ© n’ira pas plus loin que la tĂąche demandĂ©e tandis que le manager doit simplement s’assurer que cette derniĂšre est effectuĂ©e. D’une certaine maniĂšre, ce systĂšme est rassurant, car balisĂ©.
  • Un leader au contraire va bousculer le status quo via un message ou une idĂ©e nouvelle qui suscitera de l’adhĂ©sion. Une fois Ă©mise, il ne contrĂŽle pas cette idĂ©e, il l’accompagne. La Tribu s’en empare de maniĂšre imprĂ©visible pour un rĂ©sultat tout aussi imprĂ©visible.

De cela dĂ©coule le principal obstacle qui explique pourquoi si peu de gens deviennent des leaders: la peur. Il est facile d’accomplir ce qu’on attend de nous, recevoir son salaire et continuer ainsi tout au long de sa vie sans prendre de risques.

Selon l’auteur, cette peur est un mauvais calcul, car s’il y a Ă©chec, c’est l’entreprise qui assumera la perte. Le produit ne sera pas aussi bien vendu que ce qui Ă©tait espĂ©rĂ© mais les Ă©quipes passeront Ă  autre chose. Le vĂ©ritable obstacle, c’est qu’il n’est jamais agrĂ©able d’ĂȘtre critiquĂ©.

Or, il est une chose qui est Ă©prouvĂ©e, on ne peut pas avancer sans faire d’erreurs. Les amĂ©liorations sont graduelles avant d’atteindre la perfection.

La Disruption Macron

Ce qu’on observe sur la scĂšne politique française depuis dimanche dernier a un nom, ça s’appelle une disruption. Nous avons dĂ©jĂ  de nombreux exemples connus qui nous aident Ă  mieux comprendre ces phĂ©nomĂšnes.

Prenons l’iPhone d’Apple. A l’époque, ce smartphone est si nouveau qu’il ringardise toute la concurrence. C’est si violent et brutal que cette derniĂšre n’a pas le temps de s’adapter. Nokia en fera la douloureuse expĂ©rience tandis que les autres se tourneront vers Android pour sauver les meubles. Quelques annĂ©es plus tard, Uber lance une application qui rĂ©volutionne la mobilitĂ© au point de mettre Ă  mal la profession de taximan. Et la liste ne s’arrĂȘte pas lĂ . Dyson rĂ©invente l’aspirateur, Nespresso tue le marchĂ© du cafĂ© tandis que Buzzfeed se dĂ©marque des mĂ©dias traditionnels.

Dans la plupart de ces cas, l’objectif reste identique, mais la mĂ©thode est complĂštement repensĂ©e pour ĂȘtre plus efficace. Ce qui caractĂ©rise une disruption, c’est l’obsolescence brutale de l’ancienne offre. Du jour au lendemain, la demande se dĂ©tourne des anciens acteurs au profit des nouveaux. C’est ce qui frappe aujourd’hui Manuel Valls et tous les anciens dĂ©putĂ©s qui n’ont pas rejoint le mouvement « RĂ©publique En Marche ».

En gĂ©nĂ©ral, les disrupteurs bĂ©nĂ©ficient de deux avantages. Ils n’ont pas d’hĂ©ritage ce qui leur permet d’avoir plus de marges de manoeuvre. Ainsi, avoir trente de carriĂšre politique en France est dĂ©sormais devenu un handicap alors que c’était auparavant un avantage. Les disrupteurs tirent aussi parti du « first move advantage ». En Ă©tant les premiers Ă  rĂ©imaginer leur activitĂ©, ils prennent de vitesse la concurrence qui est alors forcĂ©e et contrainte de suivre sur un terrain qu’ils n’ont pas choisi. Proposer la paritĂ© et le renouvellement de la classe politique est une habile manoeuvre de « la rĂ©publique en marche » parce qu’ils savent que les partis traditionnels ne pourront pas proposer une offre comparable dans l’immĂ©diat.

Films, séries et livres: ma sélection 2016

Les films Ă  voir

  • Lo and Behold. Un documentaire qui revient sur les dĂ©buts d’internet et les bouleversements de cette invention sur la sociĂ©tĂ©.
  • Fed Up. Un documentaire sur les liens entre le sucre et l’obĂ©sitĂ©. Le sucre plus addictif et nocif que la drogue

  • Sick, Fat and nearly dead. Autre documentaire sur l’alimentation, deux hommes se lancent dans un rĂ©gime Ă  base de jus de lĂ©gumes et font un retour d’expĂ©rience. C’est plus largement une rĂ©flexion sur nos habitudes alimentaires.
  • The Revenant non pas pour le scenario mais pour la maĂźtrise de la rĂ©alisation. L’attaque au dĂ©but du film est un chef d’oeuvre de rĂ©alisme et la performance de LĂ©onardo Di Caprio est excellente tout au long du film.
  • Les 8 salopards est le dernier film de Tarantino. C’est un huis clos psychologique d’anthologie servi par un excellent casting et une rĂ©alisation impeccable. Film Ă  rebondissements qu’on ne regardera qu’une fois.
  • Rogue One: enfin un Starwars un peu plus sombre! Meilleur que l’épisode 7 selon moi et dĂ©veloppe l’univers Starwars parfois un peu dĂ©laissĂ© dans les Ă©pisodes officiels.

Les films Ă  Ă©viter

  • Ben Hur. Il n’y a guĂšre que la scĂšne des galĂšres Ă  regarder le reste n’est malheureusement pas Ă  la hauteur. La fin est pathĂ©tique et le jeu des acteurs assez mĂ©diocre.
  • Independance Day: Resurgence. C’est le mĂȘme film que le premier Ă©pisode en plus violent.
  • Les Visiteurs, la RĂ©volution. Tellement mauvais que je ne l’ai pas regardĂ© jusqu’à la fin.

NB: N’ont pas Ă©tĂ© notĂ©, tous les Marvels que j’évite comme la peste.

Les sĂ©ries Ă  voir

  • La sĂ©rie American Crime est mon coup de coeur de cette annĂ©e 2016. Il ne s’agit pas d’une sĂ©rie policiĂšre comme le titre pourrait le laisser penser, mais de la reprĂ©sentation quasi clinique du systĂšme judiciaire outre-atlantique. Chaque saison traite d’une affaire diffĂ©rente et est servie par un casting trĂšs solide. A voir d’urgence.
  • Chef’s table est une excellente sĂ©rie documentaire sur la gastronomie. ProposĂ©e par Netflix, chaque Ă©pisode fait le portrait d’un cuisiner rĂ©putĂ©. Plus que l’aspect culinaire, c’est la passion, la dĂ©marche et la quĂȘte de la perfection qui en font tout l’intĂ©rĂȘt.
  • Baron noir est une production française trĂšs rĂ©ussie servie par un excellent Kad Merad. Il s’agit d’une fiction politique avec des parallĂšles amusants avec des Ă©vĂ©nements marquants de la Ve RĂ©publique. La comparaison avec House of Cards est peu pertinente, la sĂ©rie a su trouver sa propre identitĂ©.
  • The Night of est Ă©galement une sĂ©rie traitant du systĂšme judiciaire amĂ©ricain, ou comment la vie d’un jeune homme bascule aprĂšs le meurtre d’une jeune femme. AccusĂ©, le systĂšme judiciaire broie le justiciable, parfois au dĂ©triment de la quĂȘte de la vĂ©ritĂ©.
  • The 100 est une sĂ©rie post-apocalyptique pour teenagers (ce qui ne m’empĂȘche pas de la regarder). 
    Le pitch: La Terre est devenu inhabitable aprĂšs un holocauste nuclĂ©aire. Des hommes vivent en orbite en attendant qu’elle soit Ă  nouveau habitable, mais lorsqu’ils reviennent sur Terre, ils se rendent compte que certains hommes ont survĂ©cu


Les sĂ©ries Ă  Ă©viter

  • Marseille. J’attendais beaucoup de cette sĂ©rie proposĂ©e par Netflix et servie par BenoĂźt Magimel, Nadia Faris et GĂ©rard Depardieu, mais j’ai Ă©tĂ© trĂšs déçu. C’est une caricature grossiĂšre d’House of Cards version française.
  • Fear The Walking Dead reprend exactement les mĂȘmes codes que The Walking Dead mais sur la cĂŽte Ouest des USA. On ne sait dĂ©jĂ  pas oĂč on va avec cette derniĂšre alors inutile de la regarder

  • 22.11.63 Ă©tait un peu dĂ©cevante mais pas ratĂ©e. C’est une fiction oĂč le hĂ©ros remonte dans le temps pour tenter d’empĂȘcher l’assassinat de JFK.

Les livres Ă  lire

  • Un PrĂ©sident ne devrait pas dire ça. C’est un livre historique puisqu’il est selon tout vraisemblance Ă  l’origine du renoncement de François Hollande. On y dĂ©couvre le prĂ©sident sous un nouveau jour malgrĂ© tout ce qui a pu ĂȘtre dit.
  • De zĂ©ro Ă  un. A lire absolument si vous voulez lancer votre startup. Se lit rapidement et regorge de bons conseils.
  • Le bal des dĂ©zingueurs. Les deux journalistes racontent comment se dĂ©roulent leur rendez-vous avec les politiciens français et dĂ©voilent bon nombre de commentaires off. IntĂ©ressant pour apprĂ©hender les mĂ©caniques entre la politique et les mĂ©dias.
  • Homo Sapiens: une brĂšve histoire de l’humanitĂ©. Je n’ai pas encore fini de le lire mais je l’apprĂ©cie dĂ©jĂ  pour cette remise en perspective sur le temps long et notre place sur la planĂšte.
  • La sĂ©rie MillĂ©nium. Tout simplement excellent, mĂȘme si elle existe depuis longtemps.
  • Celle que vous croyez. Une fiction intĂ©ressante oĂč l’hĂ©roĂŻne se fait passer pour quelqu’un d’autre sur Internet afin de se rapprocher d’une personne qu’elle aime. C’est ce qu’on appelle un catfish.

Setup 2016

Tout geek qui se respecte est en quĂȘte permanente du setup parfait. Par setup, on entend l’ensemble des Ă©quipements Ă©lectroniques et des logiciels sur lesquels on travaille. Comme on peut s’y attendre, cette configuration change au grĂ© des nouveautĂ©s. Voici donc ma configuration, Ă©dition 2016.

L’ordinateur principal

AchetĂ© au dĂ©but de l’annĂ©e, ma tour est une vĂ©ritable bĂȘte de course. J’y ai mis le prix afin de ne pas ĂȘtre limitĂ© de quelque maniĂšre que ce soit.

  • Une tour NZXT H630
    L’idĂ©e Ă©tait double derriĂšre ce choix: avoir suffisamment de place pour ajouter des disques et une bonne isolation pour limiter le bruit des ventilos.
  • Carte mĂšre Gigabyte GA-Z170X-Gaming G1
    Je suis un client de longue date de Gigabyte, ce sont des cartes robustes qui ne m’ont causĂ© aucun pĂ©pin.
  • Processeur Intel I7 6700K cadencĂ© Ă  4GHZ refroidi par un ventilo Noctua NH-U9S
  • 32Gb DDR4–3200 G.Skill Ripjaws V
  • Disques durs
    1 x 1To — SSD Samsung 850 PRO

    Les SSD sont devenus standards de nos jours, ils offrent un temps d’accùs plus rapide que les disques traditionnels. C’est mon disque principal.
    2 x 3.0 To — Western Digital Black Caviar 7200 RPM
    Deux disques pour ne pas surcharger mon SSD.
  • Carte Graphique: ASUS STRIX STRIX-GTX980 4GD5
  • Et pour terminer, deux Ă©crans 4K de chez Samsung.

Cette configuration me permet de tout faire: jeux, Ă©diting photo et vidĂ©o. J’en suis trĂšs satisfait.

Le Laptop

Mon laptop principal (oui j’ai des laptops de rechange
) est un Lenovo X1 Carbon, avec un disque SSD de 512Gb, un processeur Intel Core i7–6600U et 16GB RAM. J’en suis plutĂŽt satisfait, mais jâ€˜Ă©mets une grosse rĂ©serve sur le trackpad dont la qualitĂ© et les rĂ©actions m’irritent parfois.

Le Smartphone

C’est la grosse prise de tĂȘte de cette annĂ©e. J’avais un vieux iPhone 6 Plus qui montrait de signes de fatigue. Perte de rĂ©activitĂ©, l’appareil Ă©tait devenu trĂšs lent, Ă  la limite de l’utilisable. Nous Ă©tions en mars.

Je dĂ©cide de switcher sur Android et aprĂšs avoir analysĂ© la concurrence, choisis un Samsung S7 Edge. Erreur fatale (comme Ă  chaque fois que j’ai changĂ© pour Android). Je n’arrive pas Ă  m’y faire mĂȘme si l’appareil fonctionne correctement. Mes principaux griefs sont un clavier peu prĂ©cis et les bords “edge” inutilisables lorsque l’on est couchĂ© dans son lit.

Je reviens donc sur iPhone et opte pour le 7 normal. ça va tout de suite mieux :)

Les solutions de backup

Je suis un grand adorateur des NAS Synology. Le premier que j’ai achetĂ© date de 2013, un Synology DS-213J. Il s’agit de deux disques dont le second est la copie conforme du premier. Si l’un des deux lĂąche, il reste toujours l’autre pour rĂ©cupĂ©rer les donnĂ©es.

Depuis, j’ai fait l’acquisition d’un modĂšle plus professionnel, le Synology DS-1515. Il embarque plus de volume de stockage. Un appareil qui me permet donc de conserver toutes les photos que je fais, et croyez-moi, il y en a
 Seul bĂ©mol: le bruit des ventilos est assez Ă©levĂ© malgrĂ© les avoir changĂ©s pour des plus silencieux


La photo

J’ai actuellement trois appareils

  • un Canon 7D dont je n’ai jamais vraiment Ă©tĂ© satisfait sans pouvoir vous donner une raison particuliĂšre;
  • un Canon G7X MKII qui m’a complĂštement sĂ©duit lors de mes derniĂšres vacances. (Voir notamment mes articles sur la Via Alpina, toutes les photos prises l’ont Ă©tĂ© avec cet appareil);
  • un Fujifilm X100s qui mĂ©riterait plus d’attention de ma part.

Les logiciels

J’utilise les suites Office et Creative Cloud. On ne fait rien de mieux dans leurs domaines respectifs. J’utiliser beaucoup Word pour l’écriture de longs textes. Pour des notes ou jeter mes idĂ©es, je privilĂ©gie Evernote. La grosse diffĂ©rence entre les deux, c’est que sur Word, il faut enregistrer le document dans un dossier tandis que sur Evernote, toute nouvelle note est automatiquement enregistrĂ©e et centralisĂ©e dans l’application. C’est Ă  la fois une Ă©tape de moins Ă  faire et l’assurance de ne pas perdre le document. Pour la photo, j’utilise essentiellement Lightroom qui me permet facilement de faire l’éditing. Si vraiment je veux aller plus loin j’utilise Photoshop. Pour la vidĂ©o, j’utilise exclusivement Premiere Pro. Je n’avais aucun formation dans le domaine et ai tout appris grĂące Ă  des tuto sur Youtube. Pour le web, je navigue sur Chrome bien qu’il ait tendance Ă  planter. J’écoute de la musique sur Spotify mais n’ai pas encore sautĂ© le pas pour Netflix. Enfin — et je garde le meilleur pour la fin — , je ne survis pas sans Feedly, l’outil que j’utilise le plus pour faire ma veille technologique.

Au niveau utilitaires, je synchronise mes donnĂ©es non sensibles grĂące Ă  Dropbox. Je communique par email avec GMAIL. Enfin, je lis des ebooks via Kindle sur des iPads (7 et 9 pouces).

Sur Mobile

Pour publier sur Instagram, je passe mes photos via un filtre VSCO puis les recadre dans InstaSize pour avoir de bords blancs. Pour me tenir au courant, j’utilise principalement Feedly et trĂšs rarement Twitter. J’utilise de temps en temps Shazam pour la reconnaissance musicale, Giphy pour ajouter des GIFs dans mes conversations ou encore Google Cast pour streamer youtube sur ma TV. Autre application que j’utilise rĂ©guliĂšrement: Postfinance pour savoir rapidement combien il me reste sur mon compte. Plus Ă©pisodiquement, Sonospour rĂ©gler ma musique (surtout pour le rĂ©veil). Et bien sĂ»r Whatsapp pour rester in touch avec mes proches.

J’ai installĂ© Lightroom Mobile pour synchroniser les photos prises depuis mon smartphone mais au final, je ne l’utilise quasiment pas.

GenÚve sous la neige, février 2016

Essais photographiques pendant les chutes de neige du vendredi 12 février 2016 à GenÚve. Les photos ont été prises entre 13h45 et 14h, shutter priority (1/4000) sur un Fujifilm X100s. Elles ont toutes subies un traitement sur Lightroom CC.

Internet est mobile first

A une Ă©poque pas si lointaine, on parlait du mobile comme d’une dimension supplĂ©mentaire Ă  ajouter sur son site web. C’était il y a Ă  peine deux ou trois ans.

Il fallait prĂ©voir une version adaptĂ©e aux smartphones, en responsive design ou via une application mobile.

C’est que le web, tel qu’il a Ă©tĂ© originellement inventĂ©, Ă©tait conçu par et pour le desktop. Nous avons Ă©tĂ© conditionnĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir ainsi: desktop first. Tout simplement parce que le mobile n’était pas prĂȘt et que la technologie ne permettait pas de faire mieux. On se rappelle douloureusement des balbutiements de la navigation internet sur mobiles avec la technologie WAP.

En 2007 pourtant, arrive l’iPhone.

C’est le big bang. Depuis, le mobile n’est plus devenu une dimension supplĂ©mentaire, mais LA dimension principale. J’ai mis un moment Ă  m’en rendre compte car je ne viens pas de ce monde-lĂ . Je fais partie de ceux qui ont grandi avec des ordinateurs fixes voire des laptops. J’ai donc toujours analysĂ© cette nouvelle dynamique sous ce prisme-lĂ .

Pourtant, le mobile est aujourd’hui l’appareil principal pour chacun d’entre nous.

  1. On se réveille le matin, on checke ses mails.
  2. On écoute de la musique via son portable, soit avec des écouteurs, soit avec des enceintes connectées.
  3. On consulte son Facebook en attendant l’ascenseur, dans le mĂ©tro ou en pleine sĂ©ance au travail.
  4. On prend des photos avec son smartphone, qu’on partage instantanĂ©ment avec son rĂ©seau.
  5. On téléphone ses amis, on leur écrit des messages sur Messenger ou Whatsapp.
  6. BientĂŽt, on payera avec son smartphone (si ce n’est pas dĂ©jĂ  le cas).
  7. Etc.

Les caractéristiques des mobiles sont bien plus riches que les ordinateurs fixes:

  1. Les mobiles sont personnels.
  2. On les prend partout avec soi.
  3. Ils possĂšdent des capteurs.
  4. Ils permettent la géolocalisation.
  5. Ils permettent les payements dans les magasins.
  6. Ils sont faciles Ă  utiliser.

Si l’on en doute encore, les chiffres, eux, sont tĂȘtus. L’utilisation d’ordinateurs fixes ou portables chute.

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Quelles leçons en tirer?

+ Le terme « mobile » est trompeur. Les internautes utilisent leurs smartphones et tablettes autant chez eux qu’en dĂ©placement. Par « mobile » il faut entendre un appareil qu’on peut utiliser tant au salon, qu’à la cuisine que dans l’avion. Par opposition Ă  un ordinateur fixe qui reste lui sur un bureau. Il s’agit donc des tablettes et des smartphones.

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+ Le mobile gĂ©nĂšre une meilleure adhĂ©sion auprĂšs du public fĂ©minin. Bien que moins marquĂ©es, les donnĂ©es dĂ©mographiques sont similaires lorsque l’ñge augmente.

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+ Certaines entreprises misent tout sur le mobile. Pour Apple, l’iPhone est l’appareil qui lui rapporte le plus de toute sa ligne. Pour Google, Android est devenu une piĂšce maĂźtresse pour connecter tous les appareils Ă©lectroniques au web.

+ Les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas grandi avec des ordinateurs fixes. Ils ont appris Ă  utiliser des iPods, des tablettes ou des smartphones. C’est pour eux la voie naturelle du digital. Il y a selon moi quatre gĂ©nĂ©rations:

 (1) Avant 1980: ceux qui n’ont pas grandi avec les ordinateurs.
 (2) 1980 Ă  2007: ceux qui ont grandi avec les ordinateurs.
 (3) 2007 Ă  ?: ceux qui ont grandi avec des appareils mobiles.
 (4) ? Ă  ?: ceux qui ont grandi avec toutes sortes d’appareils connectĂ©s (internet of things).

+ Plus qu’une dimension supplĂ©mentaire d’un site web, le mobile est devenu une dimension supplĂ©mentaire de l’ĂȘtre humain. Ces objets se mĂȘlent si bien Ă  notre quotidien, de maniĂšre si peu obstructive qu’ils en deviennent naturels. Qui remet en question son iPhone ou son Android? Ils nous accompagnent toute la journĂ©e, partout oĂč l’on va. En cela, ils sont beaucoup plus efficaces qu’une ordinateur fixe.

+ Cette place n’étant plus contestĂ©e dans la sociĂ©tĂ© et largement adoptĂ©e dans le monde entier tant par les femmes que les hommes, la position du mobile ne cesse d’ĂȘtre renforcĂ©e. A l’avenir, cela sera le hub principal pour allumer la lumiĂšre dans une piĂšce, changer de chaĂźne sur notre TV, ou Ă©couter de la musique dans sa voiture, etc.

+ On ré-imagine la création de contenu sous ce prisme.
 (1) Avant on Ă©crivait un email, aujourd’hui on envoie un « snap » (snapchat).
 (2) Avant on faisait un album sur Flickr, dĂ©sormais on poste une photo sur Instagram.
 (3) Avant on prenait son discman avec soi, dĂ©sormais on streame la musique.
 (4) etc.
 Plus simple, plus efficace, plus rapide, mais surtout: plus direct.

+ Les grands mĂ©dias en prennent acte et s’allient aux grands du web pour distribuer leurs contenus (lire notamment: l’émergence du distributed content). Il faut dĂ©sormais publier lĂ  oĂč l’audience se trouve sur les applications que les internautes utilisent.

+ Les Apps deviennent de plus en plus importantes. Certains applications phares d’aujourd’hui n’ont tout simplement pas de site internet
 Snapchat par exemple. Parfois, le site internet est crĂ©Ă© aprĂšs l’application, ce fut le cas pour Instagram ou Vine. Le modĂšle traditionnel est inversĂ©, l’application d’abord, le site ensuite.

+ Les applications ne reposent pas sur une logique de liens, ce qui fragilise la position des moteurs de recherche et navigateurs web.

+ Les fabricants se concentrent davantage sur les tablettes et les smartphones au dĂ©triment des laptops et ordinateurs fixes. Apple a abandonnĂ© sa ligne de MacBook Pro 17″.

+ Je ne crois pas en l’abandon du desktop. Ecrire un document, remplir des cellules dans Excel, coder, retoucher une image, tout cela est plus confortable sur un ordinateur fixe. Mais cela ne nĂ©cessite pas nĂ©cessairement une machine chez soi, cela peut ĂȘtre fait sur des servers distants, Google Docs, par exemple. La puissance n’est pas en local mais dĂ©localisĂ©e.

+ Le prochain trend, c’est les objets connectĂ©s. Nous n’en sommes qu’au dĂ©but, mais Ă  terme, tout devrait interagir, façon matrice de la planĂšte Pandora dans Avatar (no shit).

Google+ n’est pas un rĂ©seau social

MĂ J 30/09/2015: Google+ est dĂ©mantelĂ© en juillet 2015. L’annonce officielle de cet Ă©chec.

Google+ nous a Ă©tĂ© vendu comme un rĂ©seau social, un espace sur lequel on peut retrouver ses amis et partager ses expĂ©riences. DĂšs le dĂ©part, on l’a comparĂ© Ă  Facebook, rĂ©fĂ©rentiel Ă©talon dans le domaine des rĂ©seaux sociaux. Si Google+ permet en effet de faire les mĂȘmes choses que Facebook, il a Ă©galement permis de regrouper toutes les donnĂ©es que vous produisez sur les produits Google Ă  un seul endroit: votre profil Google+. C’est cet articledu Guardian qui m’a mis la puce Ă  l’oreille tant il remet en question notre approche de Google+. Le New-York Times a publiĂ© un article allant dans le mĂȘme sens.

Google collecte vos données

Google+ crĂ©Ă© une identitĂ© commune de ses membres, Ă  travers tous ses produits (Youtube, Gmail, Google Maps, etc.). MĂȘme les contenus que vous produisez en dehors de l’environnement Google sont dĂ©sormais Ă©galement regroupĂ©s sous votre identitĂ© grĂące Ă  Google Authorship. Et ne vous y trompez pas, Google moissonne trĂšs bien vos donnĂ©es. C’est mĂȘme le coeur de leur mĂ©tier. Voyez plutĂŽt:

  • Il garde un historique de toutes vos recherches sur son produit phare Google Search. Cela signifie qu’il sait ce que vous avez cherchĂ©, quels sont vos intĂ©rĂȘts, vos frĂ©quences d’utilisation, depuis quel appareil et quel pays vous effectuez vos recherches, etc. Et pendant ce temps, Google Search ne cesse de s’amĂ©liorer (Lire notamment cet article du New-York Times).
  • Il sait quelles vidĂ©os vous avez visionnĂ©es, lesquelles vous avez aimĂ©es, celles que vous avez commentĂ©es. Merci Ă  Youtube.
  • Il sait quelles lieux vous avez cherchĂ©. Merci Ă  Google Maps.
  • Si vous utilisez un tĂ©lĂ©phone fonctionnant sous Android, il sait quand vous vous levez, quelles applications vous utilisez, dans quels lieux vous vous trouvez et mĂȘme quels messages vous envoyez Ă  vos amis. Il a accĂšs Ă  votre carnet d’adresses (qu’il a peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  grĂące Ă  Gmail), etc. (Lire notamment cet article Ă©difiant du New-York Times)
  • Si vous utilisez Google Chrome, il sait quels sites vous frĂ©quentez, quelles extensions vous utilisez, quels sont vos mots de passe, etc.
  • Gmail sait quels sont vos contacts les plus rĂ©guliers, connaĂźt votre carnet d’adresse, votre mĂ©tier, vos rĂ©servations, etc.
  • Etc, etc, etc.

Tout ces données sont réunies sous une identité: votre profil Google+.

Que fait Google de ces données?

Google vous affiche de la publicitĂ© ciblĂ©e (lire notamment cet article sur AdBlock). C’est connu depuis longue date et n’as pas Ă©chappĂ© Ă  la justice.

Mais depuis peu, Google vous sert une information personnalisĂ©e via un nouveau produit Google Now. Google Now a pour but d’anticiper votre besoin d’information pour vous la communiquer avant mĂȘme que vous ne la cherchiez. Il va par exemple vous afficher vos rendez-vous, les trajets les plus courts pour vous y rendre, etc.

En voyage, j’ai pu tester ce nouveau service. Il m’affichait — sans avoir fait la moindre opĂ©ration — l’heure de mon prochain vol quelques jours avant mon dĂ©part. Il avait repĂ©rĂ© l’information dans mon Gmail, Ă©tait capable de traduire l’information contenue dans le mail et me l’avait formatĂ©: GenĂšve — Pekin, 12 juillet dĂ©part 18h avec Air China. Plus rĂ©cemment, je cherchais Ă  m’acheter une veste dont je savais qu’elle Ă©tait vendue dans un magasin spĂ©cialisĂ© de haute montagne (Passe-Montagne). Avant de me dĂ©placer, j’ai fait une recherche sur Google du magasin pour connaĂźtre les heures d’ouverture. Quelques heures plus tard, Google Now m’affichait le trajet pour me rendre au magasin.

Un Ăąge de contexte

Dans son dernier livre, Robert Scoble annonce l’émergence d’un Ăąge contextuel. L’idĂ©e est de vous dĂ©livrer l’information pertinente au bon moment.

Cinq forces contribuent Ă  l’émergence de ce nouvel Ăąge:

  • Le mobile. Le mobile est dĂ©jĂ  le principal appareil Ă©lectronique de la plupart des personnes. Cela a Ă©tĂ© rendu possible grĂące Ă  la migration des donnĂ©es dans le cloud. Les mobiles permettent des utilisations selon le contexte dans lequel on se trouve, par exemple, Runkeeper quand je fais un jogging.
  • Les rĂ©seaux sociaux. ConnaĂźtre ce que vous aimez est primordial pour ĂȘtre capable de vous dĂ©livrer l’information qui vous intĂ©ressera. Savoir que vous prĂ©fĂ©rez les pizzas plutĂŽt que les vermicelles est prĂ©cieux lorsqu’il s’agit de vous suggĂ©rer un nouveau restaurant.
  • Les capteurs. Les capteurs sont des petits objets connectĂ©s qui observent les changements et vous le rapportent, comme par exemple un thermomĂštre. Imaginez maintenant qu’une ville est dotĂ©e de capteurs de lumiĂšres et sait automatiquement quand il faut allumer les lampadaires ou que votre chauffage Ă  la maison s’allume automatiquement quand la tempĂ©rature passe en dessous de 20°. Un systĂšme intelligent sera en mesure de savoir que vous montez chaque week-end dans votre chalet de haute-montagne et qu’il faut par consĂ©quent allumer le chauffage quelques jours auparavant. (Exemples de produits connectĂ©s: Samsung Gear et Google Glass)
  • Les cartes. Les cartes digitales comme Google Maps sont le produits d’une masse de donnĂ©es incroyable. Il faut d’abord modĂ©liser une ville, ses rues et ses immeubles, renseigner les restaurants, magasins, etc. Il faut ensuite s’assurer de garder l’information Ă  jour. Enfin, il faut ĂȘtre capable de vous dĂ©livrer une information selon votre contexte. Si vous cherchez le mot “Thaï”, ĂȘtes-vous Ă  la recherche d’un restaurant ou d’un pays? Probablement d’un restaurant si vous faites votre recherche depuis New-York. (Lire notamment cet article du New-York Times)
  • Le Big Data. ĂŠtre capable de traiter des milliers d’informations pour chaque personne et finalement en extraire des tendances, est un enjeu majeur. Je reçois par exemple plus de 1000 mails par mois, mais Google est parvenu Ă  extraire l’information pertinente quelque jours avant mon dĂ©part en Chine, sans que je ne l’aide en aucune façon.

Google, on l’aura compris, est en bonne position pour vous offrir ce type de service Ă  grande Ă©chelle. Google est prĂ©sent dans le mobile grĂące Ă  Android, est capable de scanner ce que vous aimez, ce que vous tweetez sur les rĂ©seaux sociaux, aura trĂšs prochainement des capteurs (Google Glass), possĂšde sans doute l’un des meilleurs services au monde de cartes (Google Maps) et a une capacitĂ© Ă  traiter des donnĂ©es complexes Ă  large Ă©chelle grĂące Ă  toute son infrastructure Google Search. Dans un post, Robert Scoble annonce d’ailleurs que Google travaillerait sur un Contextual Operating System. Google se focalise donc sur un domaine bien plus vaste, dont les rĂ©seaux sociaux ne sont qu’une partie.

La concurrence

Facebook Ă©galement est capable d’avoir une grande quantitĂ© d’informations sur ses membres, mais Ă  la diffĂ©rence de Google, Facebook n’est pas capable de savoir ce que vous avez cherchĂ©, n’a pas son propre OS mobile, etc. Il est donc peu probable que le rĂ©seau social puisse rĂ©gater dans un avenir proche.

De son cĂŽtĂ©, Apple est trĂšs prĂ©sent sur les mobiles, a une trĂšs bonne connaissance des usages grĂące Ă  toutes les applications qu’on peut trouver sur iTunes. En revanche, la firme est encore trĂšs en retard sur la cartographie et le web en gĂ©nĂ©ral. iCloud est disponible depuis peu, mais l’entreprise n’a pas de rĂ©seau social ni de service web comme Google Search.

Microsoft enfin, semble ĂȘtre le plus en retard. Seul concurrent de Google dans le domaine du Search, Microsoft a un accord spĂ©cial avec Facebook mais n’a pas de rĂ©seau social propre. Ils sont devenus trĂšs liĂ©s Ă  Nokia, entreprise pourtant en fort dĂ©clin. (Lire notamment cet Ă©dito de Paul Krugman)

On l’aura compris, Google est l’acteur le mieux armĂ© pour vous offrir des donnĂ©es contextuelles pertinentes.

Les opportunités de Business

ConnaĂźtre ses clients est devenu un enjeu crucial pour les entreprises. C’était un aspect plutĂŽt nĂ©gligĂ© jusqu’à aujourd’hui mais qui est en train de radicalement transformer les mĂ©thodes de travail. Imaginer qu’une entreprise est capable d’anticiper vos besoins ou vos dĂ©sirs. Vous rĂ©duisez d’autant les risques lors d’un lancement de produit.

Dans le monde du luxe, cette connaissance est devenue primordiale. On n’accueille pas de la mĂȘme maniĂšre un client qui a dĂ©jĂ  dix Rolex de celui qui n’en a pas encore. Il ne s’agit pas nĂ©cessairement de privilĂ©gier l’un plutĂŽt que l’autre (bien que ce calcul peut ĂȘtre fait) mais bien d’adapter son accueil/son service en fonction du client.

De la mĂȘme maniĂšre, savoir que mon rayon chocolats connaĂźt des baisses de vente est dĂ©terminant pour une grande surface pour qu’elle puisse travailler sur l’attractivitĂ©, la prĂ©sentation et mĂȘme les offres qui peuvent ĂȘtre faites.

Des startups prĂ©parent dĂ©jĂ  des pilules Ă  avaler pour monitorer sa santĂ© de l’intĂ©rieur.

Conclusion

En collectant des donnĂ©es tout azimut, Google a dĂ©veloppĂ© une connaissance si aiguĂ« de ses clients (on parle de millions de membres) qu’elle devrait ĂȘtre capable de revendre cette connaissance Ă  prix d’or. La concurrence devrait ĂȘtre cruellement absente, car personne n’est capable de proposer autant de donnĂ©es de sources diffĂ©rentes. Avoir son propre rĂ©seau social n’est donc plus aussi essentiel pour Google. Ce mouvement de fond lĂšve cependant d’importantes questions de sĂ©curitĂ© et de respect de la vie privĂ©e. De nombreux cas de piratage sont arrivĂ©s (Buffer App est le dernier en date) alors mĂȘme que nous ne cessons de mettre toujours plus de donnĂ©es dans le cloud. Le cas d’Edward Snowden est un rappel saisissant (Lire notamment la rĂ©action de Viviane Reding) sur les atteintes Ă  notre vie privĂ©e.