Adidas Originals - BVG

Je profite de la sortie du clip des transports publics berlinois pour tester Adobe Premier Rush. Une vidéo side by side, avec un trÚs léger éditing sur le clip des BVG pour une synchro parfaite entre les deux :)

Perso hyper fan des deux versions. Presque frustré de ne pas identifier toutes les références


đŸ“± iOS 12 - Screen Time : bilan aprĂšs un mois d'utilisation

TrÚs mitigé, le bilan.
Je l’ai configurĂ© sitĂŽt mis Ă  jour. Objectif: rĂ©duire drastiquement ma consommation digitale sur smartphone, avec un accent particulier pour Instagram.

AprĂšs un mois, je dois dire que le contrat n’est pas vraiment rempli. Oui, le systĂšme vous bloque, ou devrais-je plutĂŽt dire, vous avertit que vous avez atteint votre limite quotidienne, mais dans les faits, vous contournez le blocage. RĂ©sultat, non seulement vous ne baissez pas votre consommation, mais vous culpabilisez de n’avoir aucune volontĂ©. Bref, il n’y a pas de miracles, pour limiter le temps d’écran, il faut se contre-conditionner.



💌 3 newsletters "Tech" pour se tenir informĂ©

  1. Morning Reader.
    Une newsletter quotidienne sous forme de liste. Y sont rĂ©pertoriĂ©s les 10 sujets les plus tweetĂ©s sur le digital en gĂ©nĂ©ral. Existe aussi sous forme d’App (mais je prĂ©fĂšre la version email).

  2. Dense Discovery.
    Une newsletter hebdomadaire dĂ©veloppĂ©e en parallĂšle de l’excellent magazine Offscreen. Un mix de liens Ă©clectiques (gadgets, long reads, mĂ©tiers, Ă©quilibre etc.) finement sĂ©lectionnĂ©s.

  3. Char.gd
    Autre newsletter hebdomadaire, davantage centrĂ©e sur l’industrie, agrĂ©mentĂ©e en gĂ©nĂ©ral d’une analyse de l’auteur sur LE sujet du moment.

Et vous, Ă  quelles newsletters ĂȘtes-vous abonnĂ©-e-s?

Apple Event - 30 octobre 2018

Beaucoup d’annonces qu’on pensait limitĂ©es aux iPads Ă  l’origine mais qui ont Ă©galement concernĂ© la ligne MAC, avec des nouveaux Macbook Air et Mac Mini.

Macbook Air

Je dois dire qu’attendre 2018 pour avoir des Macbook Air Retina display - LA grande nouveautĂ© de cette nouvelle mouture - est une honte. Il Ă©tait plus que temps
pour une amĂ©lioration que je juge “mineure”. Le Retina Display est de nos jours standard. Pour le coup, Apple avait clairement innovĂ© sur la ligne Macbook Pro en introduisant cette option en 2012, mais Ă©tait Ă  la traĂźne sur la ligne Macbook Air. On ne comprend que trop bien la logique Ă©conomique: si vous vouliez des Ă©crans Retina, il fallait y mettre le prix et choisir la gamme Pro


Mac Mini

Pas grand chose à dire sur les Mac Mini, mais une petite fonctionnalité traitée assez rapidement a retenu toute mon attention: la possibilité de connecter plusieurs Mac Mini et les relier les uns aux autres pour décupler les performances. Je suis assez curieux de savoir comment tout cela prend forme, notamment via quelle connectique?

iPad Pro

CĂŽtĂ© iPad, je ne m’attendais pas Ă  grand chose mais ai Ă©tĂ© conquis. Le nouveau design est trĂšs rĂ©ussi Ă  l’exception de la camĂ©ra qui ne permet pas d’avoir une surface plane. C’est une erreur Ă  mon avis si l’on veut dessiner dessus
 Certains se plaignent du manque de port Jack pour connecter un casque, ça ne me paraĂźt plus aussi indispensable de nos jours. En revanche, tout le monde s’accorde Ă  dire que le nouveau crayon, qu’on recharge en mode wireless, via les aimants latĂ©raux est une trĂšs belle rĂ©ussite, sans parler des boutons incorporĂ©s. Reste que les prix demeurent trĂšs Ă©levĂ©s et vont probablement cannibaliser l’entrĂ©e de gamme des laptops. Mon petit doigt me dit qu’ils veulent pousser le public Ă  choisir un iPad plutĂŽt qu’un laptop. Les Apps sont plus lucratives sur iOS que MacOS




đŸ’© Deux problĂšmes que les constructeurs n'ont pas rĂ©glĂ©s

  1. Les laptops sont devenus plus fins et plus lĂ©gers tout en Ă©tant plus puissants. Pourtant, il faut toujours emporter avec soi des cĂąbles d’alimentation voire des connecteurs qui occupent un espace consĂ©quent et pĂšsent un certain poids


  2. TransfĂ©rer des photos d’une camĂ©ra vers un ordinateur reste et demeure compliquĂ©. Un dĂ©but de rĂ©ponse a Ă©tĂ© trouvĂ© grĂące au bluetooth vers les smartphones, mais lorsqu’il s’agit de laptops ou ordinateurs fixes, nous en sommes toujours Ă  devoir dĂ©charger les photos via un lecteur de carte.

La question se pose en particulier en voyage, lorsque l’on fait ses valises et qu’on essaie d’emporter le strict minimum. Sur les rĂ©seaux, on parle souvent de kit. Entre la GoPro, l’appareil photo, le smartphone, le laptop, les chargeurs et les divers connecteurs, on s’en sort difficilement en mode minimaliste
 ce qui est assez contradictoire avec la vision que les constructeurs essaient de nous vendre, une vie de nomades Ă  l’aise en tout lieu.

🐱 Lifestyle: le mot-clĂ© de ces 10 derniĂšres annĂ©es

On l’entend Ă  toutes les sauces. Dans les magazines, sur les blogs ou encore les vidĂ©os. J’ai lu quelque part - je ne retrouve malheureusement plus la rĂ©fĂ©rence - qu’on ne choisit plus une carriĂšre mais un style de vie, gĂ©nĂ©ralement en lien avec des valeurs qui nous importent. ça me paraĂźt assez bien vu, mĂȘme si je l’interprĂšte aussi comme une maniĂšre de se reprĂ©senter au monde, dans un contexte exacerbĂ© par la sociĂ©tĂ© de l’image.

La question n’est pourtant pas nouvelle, mais elle a Ă©tĂ© favorisĂ©e par la montĂ©e en puissance du digital. Ce dernier transforme nos sociĂ©tĂ©s, il est donc normal que nos vies soient Ă©galement impactĂ©es. Y sommes-nous pour autant bien prĂ©parĂ©s? Je n’en suis pas certain.

Le web regorge de contenus en lien avec cette thĂ©matique. Nous y trouvons des conseils de toute sorte, mais chacun va dans le mĂȘme sens : adopter la meilleure routine possible pour affronter son quotidien. Il y a ceux qui se lĂšvent trĂšs tĂŽt, d’autres qui ne jurent que par la mĂ©ditation, d’autres encore qui font des choix de vie plus radicaux, par exemple les minimalistes ou encore les vegans.

C’est le signe que le digital rebat les cartes d’habitudes parfois bien ancrĂ©es. Un contexte qui peut ĂȘtre dĂ©stabilisant, mais Ă©galement reprĂ©senter une formidable opportunitĂ© pour questionner nos attentes et convictions.

💡 Deux idĂ©es de business

  1. Construire un rĂ©seau social oĂč il n'est possible de publier qu'une seule fois toutes les 24h, indĂ©pendamment du type de mĂ©dia (texte, lien, gif, photo, vidĂ©o....). C'est prendre Ă  contre-pied le trend actuel et force l'utilisateur Ă  bien rĂ©flĂ©chir avant d'utiliser sa seule fenĂȘtre de tir quotidienne. Cela devrait vraisemblablement tirer vers le haut la qualitĂ© gĂ©nĂ©rale des posts publiĂ©s sur le rĂ©seau.

  2. Lancer une agence de communication autour de l'image. Dans un monde dominĂ© par l'image, une agence spĂ©cialisĂ©e dans ce domaine aura un succĂšs garanti. On me dira que ça existe dĂ©jĂ . Je n'en suis pas si certain. Soit nous avons des banques d'images Ă  la Keystone, soit des agences qui travaillent sur des concepts de communication plus globaux ou encore des agences photos. L'image de nos jours, ça peut ĂȘtre une illustration, un dessin, une photo, un poster,... Plus largement, des questions se posent autour de l'image: droits d'auteurs, droits d'image, veille rĂ©putationnelle...

🍏 L'Ă©cosystĂšme Apple 2

Dans un Ă©cosystĂšme qui tend Ă  se complexifier, la simplicitĂ© Ă  l'usage est un argument clĂ©, car dĂ©sormais ce n'est pas un appareil qu'il faut maĂźtriser, mais plusieurs. Chacun avec ses contraintes et particularitĂ©s. C'est lĂ  que Siri devient un Ă©lĂ©ment central du dispositif. Siri parvient Ă  lier diffĂ©rents appareils ensemble, malgrĂ© plusieurs OS diffĂ©rents, grĂące Ă  son interface vocale.

PrĂ©sent sur chaque plateforme, Siri vous permet de faire des requĂȘtes qui interagissent avec vos Apps. Apple lancera cet automne une nouvelle application "shortcut" qui permettra d'aller plus loin en liant des actions Ă  des mots-clĂ©s sur Siri. Une solution qui permettra d'automatiser des tĂąches rĂ©pĂ©titives sans passer par un clavier. 

J'utilise par exemple Siri via mon Apple Watch pour ajouter des "Rappels". Je n'ai plus besoin de sortir mon iPhone ou d'allumer mon ordinateur. Il me suffit de lancer Siri et dicter ce que j'aimerais qu'il retienne. Le rappel se retrouvera ensuite sur chacune des plateformes.

🍏 L'Ă©cosystĂšme Apple

Au tour d'Apple de tenir cette semaine sa confĂ©rence annuelle. Je l'ai regardĂ©e de bout en bout avec intĂ©rĂȘt. Premier fait marquant qu'on peut retenir, aucune nouveautĂ© matĂ©rielle n'a Ă©tĂ© annoncĂ©e, ce qui m'a contrariĂ© parce que je souhaitais renouveler mon MacBook Air. La prĂ©sentation s'est donc concentrĂ©e sur les quatre systĂšmes d'exploitation de la marque, dans le dĂ©sordre: iOS, Watch OS, tvOS et enfin Mac OS.

Je ne vais pas entrer dans les détails, disons simplement que iOS et Mac OS ont été au centre de l'attention, les nouveautés Watch OS et tvOS étaient de leur cÎté plus anecdotiques.

Parmi donc ces nouveautés, je retiens en particulier la nouvelle application Screen Time centrée autour du temps passé sur l'iPhone. Elle permet de mieux contrÎler sa consommation en se rendant compte du temps passé sur son smartphone avec le détail par application. J'applaudis des deux mains, cette fonctionnalité faisait cruellement défaut bien que des solutions tierces existent.

Du cÎté de Mac OS, il sera prochainement possible de porter les applications iOS sur Mac OS, ou en d'autres termes, du mobile aux ordinateurs fixes. D'aprÚs Apple, l'opération n'est pas trÚs compliquée pour les développeurs et promet donc une meilleures interopérabilité entre smartphones et ordinateurs. C'est assez bien joué car ça encourage les développeurs à créer des Apps pour l'écosystÚme Apple.

Et c'est justement ce dont il a Ă©tĂ© question tout au long de la confĂ©rence, comme un fil rouge invisible. Apple nous a prĂ©sentĂ© tout un Ă©cosystĂšme, allant du mobile, aux ordinateurs en passant par les montres connectĂ©es et le salon. Cet Ă©cosystĂšme devient un avantage comparatif majeur face aux concurrents, car si l'on regarde de prĂȘt, aucun d'entre eux ne parvient Ă  les concurrencer sur tous les fronts. Microsoft n'est pas Ă  la hauteur sur la question du mobile et des wearables devices (montres connectĂ©es p.ex) tandis que Google est faible sur les ordinateurs fixes. Linux de son cĂŽtĂ© reste un produit de niche et donc pas trĂšs grand public. La recrudescence des appareils tendent aussi Ă  orienter les consommateurs vers une seule solution. Diversifier les marques est la garantie de problĂšmes de comptabilitĂ© ce qui en 2018 est intolĂ©rable d'un point de vue utilisateur. AnnĂ©e aprĂšs annĂ©e donc, Apple ajoute des couches qui consolide cet Ă©cosystĂšme, car une personne qui achĂšte un iPhone sera encouragĂ© Ă  acheter d'autres produits. Mais ça veut aussi dire que cette personne devient de plus en plus prisonniĂšre de la mĂȘme marque.

💌 Offscreen mag - le coup de coeur de ce mois d'avril

Je les ai commandés à l'aveugle courant mars ne sachant pas trop à quoi m'attendre et ai commencé la lecture au début de ce mois. Et quelle bonne surprise! Je ne m'attendais pas à ça. C'est la premiÚre fois que je lis chaque page d'un magazine, publicités comprises.

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Publié trois fois par an, Offscreen mag explore le cÎté humain des nouvelles technologies. Chaque numéro est constitué de rencontres avec les professionnels du milieu, qu'ils soient designers, codeurs, etc. Les interviews sont particuliÚrement intéressants et enrichissants, mais on y découvre également des projets, des essais et des gadgets.

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Indie Mag

Offscreen Mag fait partie d'une nouvelle tendance de magazines lancĂ©e autour des annĂ©es 2010, connue sous le nom d'Indie mag pour "independant magazine". Prenant le parti de publier lentement (quelques numĂ©ros par an), ces publications peuvent ĂȘtre assez longues (plus de 80 pages pour Offscreen) et de qualitĂ© supĂ©rieure avec un travail notable sur le design et le papier choisi. Selon Vanity Fair, les Indie Mag sont des contre-modĂšles aux contenus web, dont l'explosion ces derniĂšres annĂ©es a fatiguĂ© le lecteur.

📾 Ma conversion à Fujifilm

J'ai commencĂ© Ă  faire de la photo en 2007, il y a un peu plus de 10 ans. Le tout premier appareil que j'ai achetĂ© Ă©tait un Canon EOS 400D avec objectif standard. Puis, j'ai investi quelques annĂ©es plus tard dans un Canon EOS 7D avec acquisition progressive de divers objectifs. Quand vous faites le choix d'une marque, il est difficile d'en changer parce que vous avez en principe dĂ©pensĂ© des centaines des francs dans un Ă©quipement qui n'est compatible qu'avec la mĂȘme marque. J'ai donc longuement hĂ©sitĂ© avant de faire le grand saut...

J'avais repĂ©rĂ© le Fujifilm X-T2 dĂšs sa sortie mais n'avais pas craquĂ©. Il a fallu plusieurs mois de rĂ©flexion et de vidĂ©os youtube pour me convaincre et je dois dire que je ne regrette pas un seul instant ce choix. L'argument majeur Ă  l'Ă©poque Ă©tait le poids nettement plus lĂ©ger que mon Canon EOS 7D. En voyage en particulier - moments pendant lesquels j'utilisais le plus mon appareil photo - je rĂąlais sans arrĂȘt du poids de ce dernier, d'une lourdeur excessive. Je rĂ©flĂ©chissais Ă  deux fois avant de faire de la photo... Est-ce que prendre mon 7D valait vraiment la peine? (...) Quand on en arrive lĂ , le plaisir n'est plus au rendez-vous...

Les plus

Si le poids a été un argument massue, d'autres découvertes m'ont trÚs rapidement conquis:

  • la qualitĂ© des optiques. Je n'ai jamais Ă©tĂ© capable d'obtenir des rĂ©sultats aussi nets avec une configuration Canon. Je n'ai pourtant pas suivi de cours ou de formation en passant Ă  Fuji.
  • la facilitĂ© d'utilisation des contrĂŽles. Les molettes sont toutes accessibles sur l'appareil, sans passer par l'interface digitale.  Ouverture sur l'objectif, Vitesse sur la droite de l'appareil.
  • le prix des objectifs. Plus raisonnables que sur Canon pour une qualitĂ© supĂ©rieure Ă  mon avis.
  • l'encombrement minimal.
  • la taille de l'appareil donne moins l'impression d'ĂȘtre un paparazzi. C'est apprĂ©ciable quand on fait de la street photography.
  • la possibilitĂ© de sĂ©lectionner le point d'autofocus avec un joystick (💓).

Les moins

  • la durĂ©e de vie des batteries. Si vous mitraillez, la batterie peut vite se vider. Je pars toujours avec plusieurs batteries pour ne pas ĂȘtre frustrĂ©.
  • un interrupteur qui a tendance Ă  s'allumer facilement si on ne prĂȘte pas attention. Ca m'est arrivĂ© Ă  quelques reprises en le rangeant dans mon sac. Alors si la batterie n'est dĂ©jĂ  pas terrible...ça ne fait que renforcer le problĂšme.
  • un appareil trĂšs moyen pour la vidĂ©o en 4K. Je n'ai pas fait de tests mais il semble que l'appareil chauffe aprĂšs 10 minutes seulement...

Pour terminer ce premier billet, j'aimerais préciser que je n'ai pas utilisé mon appareil dans toutes les conditions. Je pense notamment à la photo de sports ou de nature qui nécessite des téléobjectifs et des captures priorité à la vitesse dont je sais que ce n'est pas le fort des cameras mirrorless.

Vers un monde AI first

AprĂšs le mobile, l’intelligence artificielle devrait attiser toutes les convoitises. Plusieurs grands constructeurs sont dĂ©jĂ  au travail parmi lesquels on retrouve Google, Amazon et Microsoft.

Pour le moment, l’intelligence artificielle prend deux formes:

  • les bots
     plusieurs messageries privĂ©es proposent des bots censĂ©s vous faciliter la vie. Commander un taxi, une pizza, rĂ©server une place, etc. C’est une formule qui est privilĂ©giĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux.
  • l’assistance vocale les grands fabricants du secteur ont tous leur propre solution:Amazon Alexa, Microsot Cortana, Apple Siri, Google Assistant, etc. Actuellement, Amazon Alexa remporte clairement la mise et bĂ©nĂ©ficie dĂ©jĂ  d’une plateforme assez riche de services compatibles.

Nous verrons qui remportera la mise mais nous pouvons déjà anticiper plusieurs bouleversements:

  • L’écran ne sera plus l’interface privilĂ©giĂ©e. Comme je l’ai dĂ©jĂ  expliquĂ©, Alexa d’Amazon fonctionne entiĂšrement par la voix. C’est une rĂ©volution dans le monde informatique.
  • Frictionless sera le mot clĂ© de ces prochaines annĂ©es. Faire des opĂ©rations sur le web avec le moins de frictions possibles deviendra un leitmotiv. L’AI le rendra possible.
  • Internet sera prĂ©sent dans toutes les piĂšces de votre appartement via des bornes connectĂ©es. Elles permettront de lancer des assistants sans devoir allumer un ordinateur, ce qui vous libĂ©rera de vos appareils. On parle d’Ambient Computing.
  • Cette Ă©volution n’est pas une bonne nouvelle pour les annonceurs puisqu’elle va entraĂźner une chute progressive des consultations d’un site via des navigateurs web. Donc d’une baisse de revenus liĂ©s Ă  la publicitĂ©, etc.
  • Les tĂ©lĂ©phones fixes disparaĂźtront dĂ©finitivement. Les appels se feront en ligne via des services comme Skype et autres depuis ces bornes.
  • De nombreux mĂ©tiers vont Ă©voluer, certains disparaĂźtre d’autres au contraire seront crĂ©Ă©s.

A termes, l’intelligence artificielle sera capable d’anticiper vos besoins avant mĂȘme que vous ne les rĂ©clamiez. Pour cela, les grands constructeurs doivent amasser des tonnes de donnĂ©es personnelles pour mieux vous comprendre ce qui pose inĂ©vitablement des questions de confidentialitĂ©. Lors de sa derniĂšre confĂ©rence en mai 2017, Google a annoncĂ© que l’intelligence artificielle Ă©tait devenue une prioritĂ© pour l’entreprise. C’est que dans le mĂȘme temps, le mobile est arrivĂ© Ă  maturitĂ© et rares seront les amĂ©liorations dans ce domaine. Il faut donc investiguer de nouveaux territoires. Or, l’intelligence artificielle a un Ă©norme potentiel. D’oĂč le pivot empruntĂ© par Google, suivi de ses concurrents.

Nous quittons donc un monde dominé par le mobile (Mobile first) pour rejoindre un monde orienté intelligence artificielle (AI first).

La Disruption Macron

Ce qu’on observe sur la scĂšne politique française depuis dimanche dernier a un nom, ça s’appelle une disruption. Nous avons dĂ©jĂ  de nombreux exemples connus qui nous aident Ă  mieux comprendre ces phĂ©nomĂšnes.

Prenons l’iPhone d’Apple. A l’époque, ce smartphone est si nouveau qu’il ringardise toute la concurrence. C’est si violent et brutal que cette derniĂšre n’a pas le temps de s’adapter. Nokia en fera la douloureuse expĂ©rience tandis que les autres se tourneront vers Android pour sauver les meubles. Quelques annĂ©es plus tard, Uber lance une application qui rĂ©volutionne la mobilitĂ© au point de mettre Ă  mal la profession de taximan. Et la liste ne s’arrĂȘte pas lĂ . Dyson rĂ©invente l’aspirateur, Nespresso tue le marchĂ© du cafĂ© tandis que Buzzfeed se dĂ©marque des mĂ©dias traditionnels.

Dans la plupart de ces cas, l’objectif reste identique, mais la mĂ©thode est complĂštement repensĂ©e pour ĂȘtre plus efficace. Ce qui caractĂ©rise une disruption, c’est l’obsolescence brutale de l’ancienne offre. Du jour au lendemain, la demande se dĂ©tourne des anciens acteurs au profit des nouveaux. C’est ce qui frappe aujourd’hui Manuel Valls et tous les anciens dĂ©putĂ©s qui n’ont pas rejoint le mouvement « RĂ©publique En Marche ».

En gĂ©nĂ©ral, les disrupteurs bĂ©nĂ©ficient de deux avantages. Ils n’ont pas d’hĂ©ritage ce qui leur permet d’avoir plus de marges de manoeuvre. Ainsi, avoir trente de carriĂšre politique en France est dĂ©sormais devenu un handicap alors que c’était auparavant un avantage. Les disrupteurs tirent aussi parti du « first move advantage ». En Ă©tant les premiers Ă  rĂ©imaginer leur activitĂ©, ils prennent de vitesse la concurrence qui est alors forcĂ©e et contrainte de suivre sur un terrain qu’ils n’ont pas choisi. Proposer la paritĂ© et le renouvellement de la classe politique est une habile manoeuvre de « la rĂ©publique en marche » parce qu’ils savent que les partis traditionnels ne pourront pas proposer une offre comparable dans l’immĂ©diat.

GenÚve sous la neige, février 2016

Essais photographiques pendant les chutes de neige du vendredi 12 février 2016 à GenÚve. Les photos ont été prises entre 13h45 et 14h, shutter priority (1/4000) sur un Fujifilm X100s. Elles ont toutes subies un traitement sur Lightroom CC.

Internet est mobile first

A une Ă©poque pas si lointaine, on parlait du mobile comme d’une dimension supplĂ©mentaire Ă  ajouter sur son site web. C’était il y a Ă  peine deux ou trois ans.

Il fallait prĂ©voir une version adaptĂ©e aux smartphones, en responsive design ou via une application mobile.

C’est que le web, tel qu’il a Ă©tĂ© originellement inventĂ©, Ă©tait conçu par et pour le desktop. Nous avons Ă©tĂ© conditionnĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir ainsi: desktop first. Tout simplement parce que le mobile n’était pas prĂȘt et que la technologie ne permettait pas de faire mieux. On se rappelle douloureusement des balbutiements de la navigation internet sur mobiles avec la technologie WAP.

En 2007 pourtant, arrive l’iPhone.

C’est le big bang. Depuis, le mobile n’est plus devenu une dimension supplĂ©mentaire, mais LA dimension principale. J’ai mis un moment Ă  m’en rendre compte car je ne viens pas de ce monde-lĂ . Je fais partie de ceux qui ont grandi avec des ordinateurs fixes voire des laptops. J’ai donc toujours analysĂ© cette nouvelle dynamique sous ce prisme-lĂ .

Pourtant, le mobile est aujourd’hui l’appareil principal pour chacun d’entre nous.

  1. On se réveille le matin, on checke ses mails.
  2. On écoute de la musique via son portable, soit avec des écouteurs, soit avec des enceintes connectées.
  3. On consulte son Facebook en attendant l’ascenseur, dans le mĂ©tro ou en pleine sĂ©ance au travail.
  4. On prend des photos avec son smartphone, qu’on partage instantanĂ©ment avec son rĂ©seau.
  5. On téléphone ses amis, on leur écrit des messages sur Messenger ou Whatsapp.
  6. BientĂŽt, on payera avec son smartphone (si ce n’est pas dĂ©jĂ  le cas).
  7. Etc.

Les caractéristiques des mobiles sont bien plus riches que les ordinateurs fixes:

  1. Les mobiles sont personnels.
  2. On les prend partout avec soi.
  3. Ils possĂšdent des capteurs.
  4. Ils permettent la géolocalisation.
  5. Ils permettent les payements dans les magasins.
  6. Ils sont faciles Ă  utiliser.

Si l’on en doute encore, les chiffres, eux, sont tĂȘtus. L’utilisation d’ordinateurs fixes ou portables chute.

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Quelles leçons en tirer?

+ Le terme « mobile » est trompeur. Les internautes utilisent leurs smartphones et tablettes autant chez eux qu’en dĂ©placement. Par « mobile » il faut entendre un appareil qu’on peut utiliser tant au salon, qu’à la cuisine que dans l’avion. Par opposition Ă  un ordinateur fixe qui reste lui sur un bureau. Il s’agit donc des tablettes et des smartphones.

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+ Le mobile gĂ©nĂšre une meilleure adhĂ©sion auprĂšs du public fĂ©minin. Bien que moins marquĂ©es, les donnĂ©es dĂ©mographiques sont similaires lorsque l’ñge augmente.

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+ Certaines entreprises misent tout sur le mobile. Pour Apple, l’iPhone est l’appareil qui lui rapporte le plus de toute sa ligne. Pour Google, Android est devenu une piĂšce maĂźtresse pour connecter tous les appareils Ă©lectroniques au web.

+ Les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas grandi avec des ordinateurs fixes. Ils ont appris Ă  utiliser des iPods, des tablettes ou des smartphones. C’est pour eux la voie naturelle du digital. Il y a selon moi quatre gĂ©nĂ©rations:

 (1) Avant 1980: ceux qui n’ont pas grandi avec les ordinateurs.
 (2) 1980 Ă  2007: ceux qui ont grandi avec les ordinateurs.
 (3) 2007 Ă  ?: ceux qui ont grandi avec des appareils mobiles.
 (4) ? Ă  ?: ceux qui ont grandi avec toutes sortes d’appareils connectĂ©s (internet of things).

+ Plus qu’une dimension supplĂ©mentaire d’un site web, le mobile est devenu une dimension supplĂ©mentaire de l’ĂȘtre humain. Ces objets se mĂȘlent si bien Ă  notre quotidien, de maniĂšre si peu obstructive qu’ils en deviennent naturels. Qui remet en question son iPhone ou son Android? Ils nous accompagnent toute la journĂ©e, partout oĂč l’on va. En cela, ils sont beaucoup plus efficaces qu’une ordinateur fixe.

+ Cette place n’étant plus contestĂ©e dans la sociĂ©tĂ© et largement adoptĂ©e dans le monde entier tant par les femmes que les hommes, la position du mobile ne cesse d’ĂȘtre renforcĂ©e. A l’avenir, cela sera le hub principal pour allumer la lumiĂšre dans une piĂšce, changer de chaĂźne sur notre TV, ou Ă©couter de la musique dans sa voiture, etc.

+ On ré-imagine la création de contenu sous ce prisme.
 (1) Avant on Ă©crivait un email, aujourd’hui on envoie un « snap » (snapchat).
 (2) Avant on faisait un album sur Flickr, dĂ©sormais on poste une photo sur Instagram.
 (3) Avant on prenait son discman avec soi, dĂ©sormais on streame la musique.
 (4) etc.
 Plus simple, plus efficace, plus rapide, mais surtout: plus direct.

+ Les grands mĂ©dias en prennent acte et s’allient aux grands du web pour distribuer leurs contenus (lire notamment: l’émergence du distributed content). Il faut dĂ©sormais publier lĂ  oĂč l’audience se trouve sur les applications que les internautes utilisent.

+ Les Apps deviennent de plus en plus importantes. Certains applications phares d’aujourd’hui n’ont tout simplement pas de site internet
 Snapchat par exemple. Parfois, le site internet est crĂ©Ă© aprĂšs l’application, ce fut le cas pour Instagram ou Vine. Le modĂšle traditionnel est inversĂ©, l’application d’abord, le site ensuite.

+ Les applications ne reposent pas sur une logique de liens, ce qui fragilise la position des moteurs de recherche et navigateurs web.

+ Les fabricants se concentrent davantage sur les tablettes et les smartphones au dĂ©triment des laptops et ordinateurs fixes. Apple a abandonnĂ© sa ligne de MacBook Pro 17″.

+ Je ne crois pas en l’abandon du desktop. Ecrire un document, remplir des cellules dans Excel, coder, retoucher une image, tout cela est plus confortable sur un ordinateur fixe. Mais cela ne nĂ©cessite pas nĂ©cessairement une machine chez soi, cela peut ĂȘtre fait sur des servers distants, Google Docs, par exemple. La puissance n’est pas en local mais dĂ©localisĂ©e.

+ Le prochain trend, c’est les objets connectĂ©s. Nous n’en sommes qu’au dĂ©but, mais Ă  terme, tout devrait interagir, façon matrice de la planĂšte Pandora dans Avatar (no shit).

Google+ n’est pas un rĂ©seau social

MĂ J 30/09/2015: Google+ est dĂ©mantelĂ© en juillet 2015. L’annonce officielle de cet Ă©chec.

Google+ nous a Ă©tĂ© vendu comme un rĂ©seau social, un espace sur lequel on peut retrouver ses amis et partager ses expĂ©riences. DĂšs le dĂ©part, on l’a comparĂ© Ă  Facebook, rĂ©fĂ©rentiel Ă©talon dans le domaine des rĂ©seaux sociaux. Si Google+ permet en effet de faire les mĂȘmes choses que Facebook, il a Ă©galement permis de regrouper toutes les donnĂ©es que vous produisez sur les produits Google Ă  un seul endroit: votre profil Google+. C’est cet articledu Guardian qui m’a mis la puce Ă  l’oreille tant il remet en question notre approche de Google+. Le New-York Times a publiĂ© un article allant dans le mĂȘme sens.

Google collecte vos données

Google+ crĂ©Ă© une identitĂ© commune de ses membres, Ă  travers tous ses produits (Youtube, Gmail, Google Maps, etc.). MĂȘme les contenus que vous produisez en dehors de l’environnement Google sont dĂ©sormais Ă©galement regroupĂ©s sous votre identitĂ© grĂące Ă  Google Authorship. Et ne vous y trompez pas, Google moissonne trĂšs bien vos donnĂ©es. C’est mĂȘme le coeur de leur mĂ©tier. Voyez plutĂŽt:

  • Il garde un historique de toutes vos recherches sur son produit phare Google Search. Cela signifie qu’il sait ce que vous avez cherchĂ©, quels sont vos intĂ©rĂȘts, vos frĂ©quences d’utilisation, depuis quel appareil et quel pays vous effectuez vos recherches, etc. Et pendant ce temps, Google Search ne cesse de s’amĂ©liorer (Lire notamment cet article du New-York Times).
  • Il sait quelles vidĂ©os vous avez visionnĂ©es, lesquelles vous avez aimĂ©es, celles que vous avez commentĂ©es. Merci Ă  Youtube.
  • Il sait quelles lieux vous avez cherchĂ©. Merci Ă  Google Maps.
  • Si vous utilisez un tĂ©lĂ©phone fonctionnant sous Android, il sait quand vous vous levez, quelles applications vous utilisez, dans quels lieux vous vous trouvez et mĂȘme quels messages vous envoyez Ă  vos amis. Il a accĂšs Ă  votre carnet d’adresses (qu’il a peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  grĂące Ă  Gmail), etc. (Lire notamment cet article Ă©difiant du New-York Times)
  • Si vous utilisez Google Chrome, il sait quels sites vous frĂ©quentez, quelles extensions vous utilisez, quels sont vos mots de passe, etc.
  • Gmail sait quels sont vos contacts les plus rĂ©guliers, connaĂźt votre carnet d’adresse, votre mĂ©tier, vos rĂ©servations, etc.
  • Etc, etc, etc.

Tout ces données sont réunies sous une identité: votre profil Google+.

Que fait Google de ces données?

Google vous affiche de la publicitĂ© ciblĂ©e (lire notamment cet article sur AdBlock). C’est connu depuis longue date et n’as pas Ă©chappĂ© Ă  la justice.

Mais depuis peu, Google vous sert une information personnalisĂ©e via un nouveau produit Google Now. Google Now a pour but d’anticiper votre besoin d’information pour vous la communiquer avant mĂȘme que vous ne la cherchiez. Il va par exemple vous afficher vos rendez-vous, les trajets les plus courts pour vous y rendre, etc.

En voyage, j’ai pu tester ce nouveau service. Il m’affichait — sans avoir fait la moindre opĂ©ration — l’heure de mon prochain vol quelques jours avant mon dĂ©part. Il avait repĂ©rĂ© l’information dans mon Gmail, Ă©tait capable de traduire l’information contenue dans le mail et me l’avait formatĂ©: GenĂšve — Pekin, 12 juillet dĂ©part 18h avec Air China. Plus rĂ©cemment, je cherchais Ă  m’acheter une veste dont je savais qu’elle Ă©tait vendue dans un magasin spĂ©cialisĂ© de haute montagne (Passe-Montagne). Avant de me dĂ©placer, j’ai fait une recherche sur Google du magasin pour connaĂźtre les heures d’ouverture. Quelques heures plus tard, Google Now m’affichait le trajet pour me rendre au magasin.

Un Ăąge de contexte

Dans son dernier livre, Robert Scoble annonce l’émergence d’un Ăąge contextuel. L’idĂ©e est de vous dĂ©livrer l’information pertinente au bon moment.

Cinq forces contribuent Ă  l’émergence de ce nouvel Ăąge:

  • Le mobile. Le mobile est dĂ©jĂ  le principal appareil Ă©lectronique de la plupart des personnes. Cela a Ă©tĂ© rendu possible grĂące Ă  la migration des donnĂ©es dans le cloud. Les mobiles permettent des utilisations selon le contexte dans lequel on se trouve, par exemple, Runkeeper quand je fais un jogging.
  • Les rĂ©seaux sociaux. ConnaĂźtre ce que vous aimez est primordial pour ĂȘtre capable de vous dĂ©livrer l’information qui vous intĂ©ressera. Savoir que vous prĂ©fĂ©rez les pizzas plutĂŽt que les vermicelles est prĂ©cieux lorsqu’il s’agit de vous suggĂ©rer un nouveau restaurant.
  • Les capteurs. Les capteurs sont des petits objets connectĂ©s qui observent les changements et vous le rapportent, comme par exemple un thermomĂštre. Imaginez maintenant qu’une ville est dotĂ©e de capteurs de lumiĂšres et sait automatiquement quand il faut allumer les lampadaires ou que votre chauffage Ă  la maison s’allume automatiquement quand la tempĂ©rature passe en dessous de 20°. Un systĂšme intelligent sera en mesure de savoir que vous montez chaque week-end dans votre chalet de haute-montagne et qu’il faut par consĂ©quent allumer le chauffage quelques jours auparavant. (Exemples de produits connectĂ©s: Samsung Gear et Google Glass)
  • Les cartes. Les cartes digitales comme Google Maps sont le produits d’une masse de donnĂ©es incroyable. Il faut d’abord modĂ©liser une ville, ses rues et ses immeubles, renseigner les restaurants, magasins, etc. Il faut ensuite s’assurer de garder l’information Ă  jour. Enfin, il faut ĂȘtre capable de vous dĂ©livrer une information selon votre contexte. Si vous cherchez le mot “Thaï”, ĂȘtes-vous Ă  la recherche d’un restaurant ou d’un pays? Probablement d’un restaurant si vous faites votre recherche depuis New-York. (Lire notamment cet article du New-York Times)
  • Le Big Data. ĂŠtre capable de traiter des milliers d’informations pour chaque personne et finalement en extraire des tendances, est un enjeu majeur. Je reçois par exemple plus de 1000 mails par mois, mais Google est parvenu Ă  extraire l’information pertinente quelque jours avant mon dĂ©part en Chine, sans que je ne l’aide en aucune façon.

Google, on l’aura compris, est en bonne position pour vous offrir ce type de service Ă  grande Ă©chelle. Google est prĂ©sent dans le mobile grĂące Ă  Android, est capable de scanner ce que vous aimez, ce que vous tweetez sur les rĂ©seaux sociaux, aura trĂšs prochainement des capteurs (Google Glass), possĂšde sans doute l’un des meilleurs services au monde de cartes (Google Maps) et a une capacitĂ© Ă  traiter des donnĂ©es complexes Ă  large Ă©chelle grĂące Ă  toute son infrastructure Google Search. Dans un post, Robert Scoble annonce d’ailleurs que Google travaillerait sur un Contextual Operating System. Google se focalise donc sur un domaine bien plus vaste, dont les rĂ©seaux sociaux ne sont qu’une partie.

La concurrence

Facebook Ă©galement est capable d’avoir une grande quantitĂ© d’informations sur ses membres, mais Ă  la diffĂ©rence de Google, Facebook n’est pas capable de savoir ce que vous avez cherchĂ©, n’a pas son propre OS mobile, etc. Il est donc peu probable que le rĂ©seau social puisse rĂ©gater dans un avenir proche.

De son cĂŽtĂ©, Apple est trĂšs prĂ©sent sur les mobiles, a une trĂšs bonne connaissance des usages grĂące Ă  toutes les applications qu’on peut trouver sur iTunes. En revanche, la firme est encore trĂšs en retard sur la cartographie et le web en gĂ©nĂ©ral. iCloud est disponible depuis peu, mais l’entreprise n’a pas de rĂ©seau social ni de service web comme Google Search.

Microsoft enfin, semble ĂȘtre le plus en retard. Seul concurrent de Google dans le domaine du Search, Microsoft a un accord spĂ©cial avec Facebook mais n’a pas de rĂ©seau social propre. Ils sont devenus trĂšs liĂ©s Ă  Nokia, entreprise pourtant en fort dĂ©clin. (Lire notamment cet Ă©dito de Paul Krugman)

On l’aura compris, Google est l’acteur le mieux armĂ© pour vous offrir des donnĂ©es contextuelles pertinentes.

Les opportunités de Business

ConnaĂźtre ses clients est devenu un enjeu crucial pour les entreprises. C’était un aspect plutĂŽt nĂ©gligĂ© jusqu’à aujourd’hui mais qui est en train de radicalement transformer les mĂ©thodes de travail. Imaginer qu’une entreprise est capable d’anticiper vos besoins ou vos dĂ©sirs. Vous rĂ©duisez d’autant les risques lors d’un lancement de produit.

Dans le monde du luxe, cette connaissance est devenue primordiale. On n’accueille pas de la mĂȘme maniĂšre un client qui a dĂ©jĂ  dix Rolex de celui qui n’en a pas encore. Il ne s’agit pas nĂ©cessairement de privilĂ©gier l’un plutĂŽt que l’autre (bien que ce calcul peut ĂȘtre fait) mais bien d’adapter son accueil/son service en fonction du client.

De la mĂȘme maniĂšre, savoir que mon rayon chocolats connaĂźt des baisses de vente est dĂ©terminant pour une grande surface pour qu’elle puisse travailler sur l’attractivitĂ©, la prĂ©sentation et mĂȘme les offres qui peuvent ĂȘtre faites.

Des startups prĂ©parent dĂ©jĂ  des pilules Ă  avaler pour monitorer sa santĂ© de l’intĂ©rieur.

Conclusion

En collectant des donnĂ©es tout azimut, Google a dĂ©veloppĂ© une connaissance si aiguĂ« de ses clients (on parle de millions de membres) qu’elle devrait ĂȘtre capable de revendre cette connaissance Ă  prix d’or. La concurrence devrait ĂȘtre cruellement absente, car personne n’est capable de proposer autant de donnĂ©es de sources diffĂ©rentes. Avoir son propre rĂ©seau social n’est donc plus aussi essentiel pour Google. Ce mouvement de fond lĂšve cependant d’importantes questions de sĂ©curitĂ© et de respect de la vie privĂ©e. De nombreux cas de piratage sont arrivĂ©s (Buffer App est le dernier en date) alors mĂȘme que nous ne cessons de mettre toujours plus de donnĂ©es dans le cloud. Le cas d’Edward Snowden est un rappel saisissant (Lire notamment la rĂ©action de Viviane Reding) sur les atteintes Ă  notre vie privĂ©e.