Tribus de Seth Godin

Je ne suis pas certain de la nature de ce livre, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une collection de notes prises par l’auteur et rassemblées en un ouvrage.

Bon, je l’ai bien aimé, il y a certains idées intéressantes, mais j’ai été mal à l’aise avec le ton parfois péremptoire et certaines répétitions qui reviennent comme un mantra, pour mieux vous convaincre.

Résumé

TL;DR: Pour qu’il y ait une tribu, il faut un leader.

C’est l’idée autour de laquelle repose tout le livre. Par conséquent, les conseils qui sont délivrés dans cet ouvrage vous aideront à devenir ce leader. Et contrairement à ce qu’on peut penser intuitivement, tout ne repose pas forcément sur le charisme. Certes, ça compte, mais ce n’est pas le facteur principal.

D’après Seth Godin, un leader a tout d’abord un message ou une idée, cela peut être “se lever tous les jours à 5h du matin”, “ne pas manger de sucre” ou réinventer la chaussure de sport comme le fondateur de Nike l’a fait. Si le message suscite de l’adhésion, le leader ne fait ensuite que de faciliter la communication entre les membres de la tribu pour la fédérer. Et… c’est tout. Le leader ne se borne qu’à “mener” la tribu. (A noter que l’auteur reste très vague sur cette notion de “mener”, mais c’est pour mieux souligner qu’une tribu ne se dirige pas).

Comment lancer une tribu?

Pour démarrer une tribu, il faut biens souvent être hérétique (c’est un mot qui revient régulièrement dans le livre). Il faut avoir une démarche radicalement nouvelle, en dehors de l’ordre établi pour briser le status quo (autre mot qui revient souvent).

Pour ce faire, l’auteur distingue les managers des leaders:

  • Les managers donnent des ordres à des employés pour accomplir une tâche particulière. C’est la reproduction d’un status quo, les risques sont identifiés, les revenus également. L’employé n’ira pas plus loin que la tâche demandée tandis que le manager doit simplement s’assurer que cette dernière est effectuée. D’une certaine manière, ce système est rassurant, car balisé.
  • Un leader au contraire va bousculer le status quo via un message ou une idée nouvelle qui suscitera de l’adhésion. Une fois émise, il ne contrôle pas cette idée, il l’accompagne. La Tribu s’en empare de manière imprévisible pour un résultat tout aussi imprévisible.

De cela découle le principal obstacle qui explique pourquoi si peu de gens deviennent des leaders: la peur. Il est facile d’accomplir ce qu’on attend de nous, recevoir son salaire et continuer ainsi tout au long de sa vie sans prendre de risques.

Selon l’auteur, cette peur est un mauvais calcul, car s’il y a échec, c’est l’entreprise qui assumera la perte. Le produit ne sera pas aussi bien vendu que ce qui était espéré mais les équipes passeront à autre chose. Le véritable obstacle, c’est qu’il n’est jamais agréable d’être critiqué.

Or, il est une chose qui est éprouvée, on ne peut pas avancer sans faire d’erreurs. Les améliorations sont graduelles avant d’atteindre la perfection.