Keynote d’Apple 2014 #WWDC14

OS X Yosemite

Apple a donc annoncé une nouvelle version de son système d’exploitation, nom de code OS X Yosemite.

  • Cette version de l’OS bĂ©nĂ©ficie du “flat design” qu’on a dĂ©jĂ  pu dĂ©couvrir dans iOS7. Gros travail sur l’apparence gĂ©nĂ©rale du système d’exploitation.

  • Un nouveau dark mode permet d’avoir les barres de menu en noir.

  • Les recherches effectuĂ©es sur Spotlight gĂ©nère des rĂ©sultats rĂ©cupĂ©rĂ©s de diffĂ©rentes sources (iTunes, Maps, Wikipedia, etc.).

  • L’application Mail permet dĂ©sormais d’envoyer des fichiers (max. 5go) grâce Ă  une nouvelle fonctionnalitĂ© Mail Drop, de marquer des images, etc.

  • Safari bĂ©nĂ©ficie d’un nouveau design très Ă©purĂ© avec notamment un accès facilitĂ© au partage.

  • iCloud Drive: la rĂ©ponse Ă  Google Drive, OneDrive, Dropbox et consort. Permet de synchroniser tous les fichiers entre ordinateurs Mac et appareils iOS (et Ă©galement Windows).

Continuity: une nouvelle fonctionnalité vraiment très intéressante (celle que j’ai préférée de toute la conférence) s’appuyant sur AirDrop permettant de switcher d’un appareil iOS à un appareil OS X et de continuer son travail là où on l’avait laissé. Par exemple, je peux commencer à rédiger un email sur mon iPhone et le continuer là où je m’étais arrêté sur mon ordinateur (sans l’avoir enregistré en tant que brouillon). Ou de répondre à son téléphone sur son ordinateur…!

iOS 8

Sur le papier iOS 8 ne semble pas apporter beaucoup de nouveautés. C’est cependant une mise à jour majeure car elle prépare l’avenir.

  • L’application Mail peut ĂŞtre gĂ©rĂ©e par des gestes “swipes”, un peu Ă  la manière de Mailbox.

  • Les recherches effectuĂ©es sur Spotlight gĂ©nère des rĂ©sultats rĂ©cupĂ©rĂ©s de diffĂ©rentes sources (iTunes, Maps, Wikipedia, etc.).

  • Quick actions: la possibilitĂ© de rĂ©pondre directement depuis la notification sans devoir entrer dans l’application.

  • L’application Messages reprend de nombreuses fonctionnalitĂ©s de Whatsapp, dont notamment la conversation en groupe et les messages audios.

  • L’application photos a dĂ©sormais des outils d’édition très avancĂ©s. Toutes vos photos seront synchronisĂ©es sur iCloud et accessibles sur votre Mac dans une nouvelle application iPhotos en cours de refonte et probablement disponible dĂ©but 2015.

  • Quicktype: la saisie prĂ©dictive. iOS devinera quels sont les prochains mots que vous utiliserez Ă  partir du contexte et du contenu des vos prĂ©cĂ©dents messages.

Healthkit: un hub qui centralise les données des applications tierces au sujet de votre santé. Ces données seront accessibles à partir de l’application Health.

Homekit: un hub qui permet de centraliser et contrôler les appareils connectés de votre domicile.

Les appareils iOS deviendront un hub Ă  partir duquel vous pourrez contrĂ´ler votre quotidien.

Pour les développeurs

Apple a soigné les développeurs en leur proposant des nouveaux outils.

  • Testflight: la possibilitĂ© pour les internautes de tester une application sans l’installer.

  • Cloudkit: la possibilitĂ© pour les dĂ©veloppeurs de dĂ©velopper des applications connectĂ©es au cloud.

  • Metal: une nouvelle API 3D permettant de faire de jolis graphiques dans les jeux.

  • Swift: un nouveau langage de programmation (plus puissant et rapide) basĂ© sur Objective-c.

Conclusion

On remarquera le manque cruel d’hardware. On s’attendait à l’arrivée d’un iPhone 6 ou d’un bracelet connecté, certains ont donc été déçus. Apple est cependant en train de préparer l’avenir en proposant des plateformes prêtes à accueillir vos données produites à partir d’applications tierces (Healthkit) ou de gadgets connectés (Homekit). Cette nouveauté semble anecdotique mais est pourtant une révolution. On a rarement vu Apple s’ouvrir autant. Et on apprécie.

Google+ n’est pas un réseau social

MĂ J 30/09/2015: Google+ est dĂ©mantelĂ© en juillet 2015. L’annonce officielle de cet Ă©chec.

Google+ nous a Ă©tĂ© vendu comme un rĂ©seau social, un espace sur lequel on peut retrouver ses amis et partager ses expĂ©riences. Dès le dĂ©part, on l’a comparĂ© Ă  Facebook, rĂ©fĂ©rentiel Ă©talon dans le domaine des rĂ©seaux sociaux. Si Google+ permet en effet de faire les mĂŞmes choses que Facebook, il a Ă©galement permis de regrouper toutes les donnĂ©es que vous produisez sur les produits Google Ă  un seul endroit: votre profil Google+. C’est cet articledu Guardian qui m’a mis la puce Ă  l’oreille tant il remet en question notre approche de Google+. Le New-York Times a publiĂ© un article allant dans le mĂŞme sens.

Google collecte vos données

Google+ crĂ©Ă© une identitĂ© commune de ses membres, Ă  travers tous ses produits (Youtube, Gmail, Google Maps, etc.). MĂŞme les contenus que vous produisez en dehors de l’environnement Google sont dĂ©sormais Ă©galement regroupĂ©s sous votre identitĂ© grâce Ă  Google Authorship. Et ne vous y trompez pas, Google moissonne très bien vos donnĂ©es. C’est mĂŞme le coeur de leur mĂ©tier. Voyez plutĂ´t:

  • Il garde un historique de toutes vos recherches sur son produit phare Google Search. Cela signifie qu’il sait ce que vous avez cherchĂ©, quels sont vos intĂ©rĂŞts, vos frĂ©quences d’utilisation, depuis quel appareil et quel pays vous effectuez vos recherches, etc. Et pendant ce temps, Google Search ne cesse de s’amĂ©liorer (Lire notamment cet article du New-York Times).
  • Il sait quelles vidĂ©os vous avez visionnĂ©es, lesquelles vous avez aimĂ©es, celles que vous avez commentĂ©es. Merci Ă  Youtube.
  • Il sait quelles lieux vous avez cherchĂ©. Merci Ă  Google Maps.
  • Si vous utilisez un tĂ©lĂ©phone fonctionnant sous Android, il sait quand vous vous levez, quelles applications vous utilisez, dans quels lieux vous vous trouvez et mĂŞme quels messages vous envoyez Ă  vos amis. Il a accès Ă  votre carnet d’adresses (qu’il a peut-ĂŞtre dĂ©jĂ  grâce Ă  Gmail), etc. (Lire notamment cet article Ă©difiant du New-York Times)
  • Si vous utilisez Google Chrome, il sait quels sites vous frĂ©quentez, quelles extensions vous utilisez, quels sont vos mots de passe, etc.
  • Gmail sait quels sont vos contacts les plus rĂ©guliers, connaĂ®t votre carnet d’adresse, votre mĂ©tier, vos rĂ©servations, etc.
  • Etc, etc, etc.

Tout ces données sont réunies sous une identité: votre profil Google+.

Que fait Google de ces données?

Google vous affiche de la publicité ciblée (lire notamment cet article sur AdBlock). C’est connu depuis longue date et n’as pas échappé à la justice.

Mais depuis peu, Google vous sert une information personnalisée via un nouveau produit Google Now. Google Now a pour but d’anticiper votre besoin d’information pour vous la communiquer avant même que vous ne la cherchiez. Il va par exemple vous afficher vos rendez-vous, les trajets les plus courts pour vous y rendre, etc.

En voyage, j’ai pu tester ce nouveau service. Il m’affichait — sans avoir fait la moindre opération — l’heure de mon prochain vol quelques jours avant mon départ. Il avait repéré l’information dans mon Gmail, était capable de traduire l’information contenue dans le mail et me l’avait formaté: Genève — Pekin, 12 juillet départ 18h avec Air China. Plus récemment, je cherchais à m’acheter une veste dont je savais qu’elle était vendue dans un magasin spécialisé de haute montagne (Passe-Montagne). Avant de me déplacer, j’ai fait une recherche sur Google du magasin pour connaître les heures d’ouverture. Quelques heures plus tard, Google Now m’affichait le trajet pour me rendre au magasin.

Un âge de contexte

Dans son dernier livre, Robert Scoble annonce l’émergence d’un âge contextuel. L’idĂ©e est de vous dĂ©livrer l’information pertinente au bon moment.

Cinq forces contribuent à l’émergence de ce nouvel âge:

  • Le mobile. Le mobile est dĂ©jĂ  le principal appareil Ă©lectronique de la plupart des personnes. Cela a Ă©tĂ© rendu possible grâce Ă  la migration des donnĂ©es dans le cloud. Les mobiles permettent des utilisations selon le contexte dans lequel on se trouve, par exemple, Runkeeper quand je fais un jogging.
  • Les rĂ©seaux sociaux. ConnaĂ®tre ce que vous aimez est primordial pour ĂŞtre capable de vous dĂ©livrer l’information qui vous intĂ©ressera. Savoir que vous prĂ©fĂ©rez les pizzas plutĂ´t que les vermicelles est prĂ©cieux lorsqu’il s’agit de vous suggĂ©rer un nouveau restaurant.
  • Les capteurs. Les capteurs sont des petits objets connectĂ©s qui observent les changements et vous le rapportent, comme par exemple un thermomètre. Imaginez maintenant qu’une ville est dotĂ©e de capteurs de lumières et sait automatiquement quand il faut allumer les lampadaires ou que votre chauffage Ă  la maison s’allume automatiquement quand la tempĂ©rature passe en dessous de 20°. Un système intelligent sera en mesure de savoir que vous montez chaque week-end dans votre chalet de haute-montagne et qu’il faut par consĂ©quent allumer le chauffage quelques jours auparavant. (Exemples de produits connectĂ©s: Samsung Gear et Google Glass)
  • Les cartes. Les cartes digitales comme Google Maps sont le produits d’une masse de donnĂ©es incroyable. Il faut d’abord modĂ©liser une ville, ses rues et ses immeubles, renseigner les restaurants, magasins, etc. Il faut ensuite s’assurer de garder l’information Ă  jour. Enfin, il faut ĂŞtre capable de vous dĂ©livrer une information selon votre contexte. Si vous cherchez le mot “Thaï”, ĂŞtes-vous Ă  la recherche d’un restaurant ou d’un pays? Probablement d’un restaurant si vous faites votre recherche depuis New-York. (Lire notamment cet article du New-York Times)
  • Le Big Data. ĂŠtre capable de traiter des milliers d’informations pour chaque personne et finalement en extraire des tendances, est un enjeu majeur. Je reçois par exemple plus de 1000 mails par mois, mais Google est parvenu Ă  extraire l’information pertinente quelque jours avant mon dĂ©part en Chine, sans que je ne l’aide en aucune façon.

Google, on l’aura compris, est en bonne position pour vous offrir ce type de service Ă  grande Ă©chelle. Google est prĂ©sent dans le mobile grâce Ă  Android, est capable de scanner ce que vous aimez, ce que vous tweetez sur les rĂ©seaux sociaux, aura très prochainement des capteurs (Google Glass), possède sans doute l’un des meilleurs services au monde de cartes (Google Maps) et a une capacitĂ© Ă  traiter des donnĂ©es complexes Ă  large Ă©chelle grâce Ă  toute son infrastructure Google Search. Dans un post, Robert Scoble annonce d’ailleurs que Google travaillerait sur un Contextual Operating System. Google se focalise donc sur un domaine bien plus vaste, dont les rĂ©seaux sociaux ne sont qu’une partie.

La concurrence

Facebook également est capable d’avoir une grande quantité d’informations sur ses membres, mais à la différence de Google, Facebook n’est pas capable de savoir ce que vous avez cherché, n’a pas son propre OS mobile, etc. Il est donc peu probable que le réseau social puisse régater dans un avenir proche.

De son côté, Apple est très présent sur les mobiles, a une très bonne connaissance des usages grâce à toutes les applications qu’on peut trouver sur iTunes. En revanche, la firme est encore très en retard sur la cartographie et le web en général. iCloud est disponible depuis peu, mais l’entreprise n’a pas de réseau social ni de service web comme Google Search.

Microsoft enfin, semble être le plus en retard. Seul concurrent de Google dans le domaine du Search, Microsoft a un accord spécial avec Facebook mais n’a pas de réseau social propre. Ils sont devenus très liés à Nokia, entreprise pourtant en fort déclin. (Lire notamment cet édito de Paul Krugman)

On l’aura compris, Google est l’acteur le mieux armé pour vous offrir des données contextuelles pertinentes.

Les opportunités de Business

Connaître ses clients est devenu un enjeu crucial pour les entreprises. C’était un aspect plutôt négligé jusqu’à aujourd’hui mais qui est en train de radicalement transformer les méthodes de travail. Imaginer qu’une entreprise est capable d’anticiper vos besoins ou vos désirs. Vous réduisez d’autant les risques lors d’un lancement de produit.

Dans le monde du luxe, cette connaissance est devenue primordiale. On n’accueille pas de la même manière un client qui a déjà dix Rolex de celui qui n’en a pas encore. Il ne s’agit pas nécessairement de privilégier l’un plutôt que l’autre (bien que ce calcul peut être fait) mais bien d’adapter son accueil/son service en fonction du client.

De la même manière, savoir que mon rayon chocolats connaît des baisses de vente est déterminant pour une grande surface pour qu’elle puisse travailler sur l’attractivité, la présentation et même les offres qui peuvent être faites.

Des startups préparent déjà des pilules à avaler pour monitorer sa santé de l’intérieur.

Conclusion

En collectant des donnĂ©es tout azimut, Google a dĂ©veloppĂ© une connaissance si aiguĂ« de ses clients (on parle de millions de membres) qu’elle devrait ĂŞtre capable de revendre cette connaissance Ă  prix d’or. La concurrence devrait ĂŞtre cruellement absente, car personne n’est capable de proposer autant de donnĂ©es de sources diffĂ©rentes. Avoir son propre rĂ©seau social n’est donc plus aussi essentiel pour Google. Ce mouvement de fond lève cependant d’importantes questions de sĂ©curitĂ© et de respect de la vie privĂ©e. De nombreux cas de piratage sont arrivĂ©s (Buffer App est le dernier en date) alors mĂŞme que nous ne cessons de mettre toujours plus de donnĂ©es dans le cloud. Le cas d’Edward Snowden est un rappel saisissant (Lire notamment la rĂ©action de Viviane Reding) sur les atteintes Ă  notre vie privĂ©e.

Pourquoi la photographie s’est imposée dans le monde digital

La photo est devenue le moyen de communication privilégié du monde digital. Et cela tient de plusieurs facteurs.

Réduction des coûts

A l’époque, faire de la photo était coûteux. Il fallait être propriétaire d’un appareil onéreux, acheter des films, prendre des photos, les faire développer, etc. Tout cela n’était pas à la portée de tous et avait pour conséquence principale d’avoir une production limitée de photos. C’était même — et demeure toujours — un métier.

Aujourd’hui, l’environnement général a radicalement changé. Les appareils photos sont toujours aussi onéreux (quoique certains se contentent des smartphones) mais le coût de production des photos est désormais nul: plus de films ni de développements à payer. Conséquence: tout le monde prend des photos.

Mouvement de la société

La réduction des coûts de production a eu un effet logique: les gens se sont mis à prendre des photos, beaucoup de photos, si bien que le stockage de ces données pose désormais un problème de plus en plus épineux à régler dans chaque foyer. Comment fait-on pour conserver une trace de toutes les photos que nous prenons?

Au delĂ  de ces questions pratiques, la photo s’est imposĂ©e comme le langage naturel par excellence. PlutĂ´t que de raconter un Ă©vĂ©nement, je partage une photo.

De nombreuses applications tirent parti de cette nouvelle donne. On pense Ă©videmment Ă  Instagram qui s’est imposĂ© comme LE service de partage de photos d’une efficacitĂ© redoutable. Pour la petite histoire, Kodak employait Ă  l’époque 140'000 employĂ©s dans le monde, Instagram n’en emploie aujourd’hui que 13. Je pense toutefois que Snapchat prĂ©sente un cas encore plus frappant de cette dynamique.

Snapchat

J’ai mis du temps à comprendre l’intérêt de Snapchat. L’application se distingue pour deux éléments principaux: une interface ultra-minimale et l’éphémerité du contenu.

La distance (d’un point de vue expérience utilisateur) requise pour envoyer un message sur Twitter, Facebook, Whatsapp et autres application de messagerie est beaucoup trop longue. Il faut prendre son smartphone, le déverouiller, ouvrir l’application, créer un nouveau message, taper le message puis l’envoyer. Avec Snapchat, l’application s’ouvre directement sur la prise de photos. L’application vous invite donc à faire passer votre message par une photo plutôt que par du texte. Bien plus efficace que de taper, corriger, etc. L’application fait un carton auprès des plus jeunes.

Mieux, Snapchat a compris que nous croulions sous le nombre de photos prises. La photo partagée s’autodétruira après un certain nombre de secondes. Exit donc le problème de stockage.

Pinterest

Autre preuve que le visuel domine le web: Pinterest. Ce service a connu une croissance fulgurante ces dernières annĂ©es. Il permet de collecter des images dĂ©couvertes sur le web et les ranger dans des tableaux. Cet usage permet de trouver l’inspiration rapidement et constitue une nouvelle mĂ©thode de bookmarking très populaire. Dans le mĂŞme temps, les anciens services Delicious, Kippt ou encore pinboard ont tous disparu (ou sont en voie de l’être).

Pourquoi les gens communiquent désormais par photos?

elles sont comprises par tout le monde, indépendamment de la langue que l’on parle;

C’est une caractéristique cruciale sur internet où les internautes du monde entier se connectent. Je ne suis pas capable de comprendre un texte en swahili, polonais ou chinois, mais peux comprendre une photo prise par l’un de ces locuteurs.

elles se consomment rapidement;

Contrairement au texte, une image a un impact immédiat.

C’est particulièrement le cas sur le NewsFeed de Facebook, plateforme sur laquelle nous n’allouons que très peu de temps à chaque publication. Les community managers l’ont bien compris et la publication d’images fait désormais partie des règles cardinales des bonnes pratiques.

elles marquent les esprits;

“There was film taken of the same scene at Iwo Jima that doesn’t bear any consideration,” Mr. Kelsey said. “Part of what makes that photo so extraordinary is all the contingent circumstances: It was the perfect moment. When you see all the moments on one side or the other, or moving, it looks banal, it drains away the magic of the moment.”

elles se partagent facilement;

Une photo se partage très facilement. Peut-être même plus qu’un texte. Prenez Twitter. Un tweet est limité à 140 caractères. Certaines polices ne sont pas reconnues (chinois, japonais, etc.) tandis que le format JPG est universel.

elles ne coûtent presque rien à la production;

Nous l’avons déjà dit mais nous le répétons: la production de photos ne coûte que du temps. La diffusion à large échelle via internet est gratuite. Le stockage est quant à lui, certes compliqué, mais beaucoup moins coûteux qu’il y a quelques années.

elles sont plus faciles à produire qu’un film ou un texte;

Il est difficile de faire un beau film. Ecrire un beau texte requiert beaucoup de pratique et du temps. La production de photos est en revanche accessible au grand public.

Les constructeurs ne cessent d’améliorer les appareils qu’ils vendent. Que cela soit Apple ou Samsung, les appareils photos embarqués prennent désormais des photos d’excellentes qualités. Du côté software également, les applications s’améliorent. De nombreuses apps permettent de retoucher on the go vos photos sans avoir à vous connecter à votre ordinateur. Tout cela concourt à renforcer l’usage des photos.

Conclusion

Paradoxalement, c’est le métier de photographe qui en souffre le plus. Alors que la photographie s’est démocratisée, s’est insinué le sentiment que tout le monde est capable de prendre des belles photos, ce qui n’est évidemment pas le cas.
Et en même temps, l’opportunité est grande pour ces professionnel-le-s. Certains médias refusent de publier un article s’il n’est pas illustrer d’un visuel.